L'UE prépare un message mitigé pour le Monténégro
L'Union européenne accorderait le statut de candidat au Monténégro en novembre mais reporterait les pourparlers d'adhésion avec l'ancien pays de l'ex-Yougoslavie à cause de la corruption et de la lenteur des réformes démocratiques, a déclaré un fonctionnaire européen hier (27 octobre).
L'Union européenne accorderait le statut de candidat au Monténégro en novembre mais reporterait les pourparlers d'adhésion avec l'ancien pays de l'ex-Yougoslavie à cause de la corruption et de la lenteur des réformes démocratiques, a déclaré un fonctionnaire européen hier (27 octobre).
La recommandation sera stipulée dans les comptes rendus d'avancement annuels que la Commission européenne, le bras exécutif de l'UE, publiera le 9 novembre dans tous les pays des Balkans occidentaux, en Turquie et en Islande.
La Commission prévoit également de refuser le statut de candidat à l'Albanie pour le moment. Le rapport ne modifiera pas le statut de la Serbie qui sera surveillée par la Commission durant l'année prochaine après avoir soumis sa candidature il y a moins d'un an.
"C'est le scénario le plus probable", a déclaré le fonctionnaire. "C'est trop tôt pour l'Albanie. Et le Monténégro obtiendra probablement le statut de candidat, mais il n'est pas prêt à débuter les discussions […] à causes des problèmes de corruption".
L'obtention du statut de candidat est la dernière étape pour un pays souhaitant rejoindre l'UE avant le début des négociations d'adhésion, un long processus visant à aligner les lois du pays sur les réglementations et les normes de l'UE.
Les candidats doivent prouver que leurs réformes économiques sont sur le bon chemin vers une économie de marché qui fonctionne bien et fournir des efforts substantiels pour lutter contre le crime et instaurer un Etat de droit.
Le Monténégro, avec une population de 700 000 habitants, et l'Albanie luttent tous deux contre une corruption endémique.
L'UE, une union de 27 nations d'un demi milliard d'habitants, a déjà débuté les pourparlers d'adhésion avec la Croatie, l'Islande et la Turquie alors que tous les pays des Balkans occidentaux souhaitent les rejoindre un jour.
La Macédoine est également candidate mais une mésentente avec la Grèce quant à son nom bloque le lancement des pourparlers.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EURACTIV)