L’UE prête à soutenir ses banques

Les résultats des stress tests des banques européennes seront publiés vendredi 15 juillet. En cas d’échec, les pays de l’UE se sont déjà dits prêts à les soutenir.

EURACTIV.fr
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Les résultats des stress tests des banques européennes seront publiés vendredi 15 juillet. En cas d’échec, les pays de l’UE se sont déjà dits prêts à les soutenir.

Dans un texte adopté mardi 12 juillet par les ministres européens des Finances, les grands argentiers s’engagent à soutenir les banques qui ne réussiraient pas les tests de résistance. « Des mesures appropriées seraient prises pour remédier à la situation. »

Les fonds propres durs 

Ces examens doivent permettre de connaître la solidité des établissements bancaires en cas de nouvelle crise financière. Les conclusions des études doivent être publiées vendredi 15 juillet, à 18h.

Les précédents tests de résistance ayant été jugés insuffisamment stricts, la nouvelle série devra évaluer l’effet d’une récession ou d’une baisse des prix immobiliers sur les fonds propres « durs » des banques. C’est-à-dire sur les éléments de leur bilan censés leur permettre d’absorber les pertes, par exemple les prêts non remboursés. Les tests mesureront aussi l’effet potentiel d’une perte de valeur de la dette souveraine détenue par les banques.

Une demi-heure de publications 

Les résultats seront publiées en trois étapes :  

  • résumé par l’Agence bancaire européenne (ABE) à 18h  
  • publication des résultats individuels des banques également à 18h, y compris leurs expositions
  • republication par les autorités nationales des résultats individuels nationaux de 18h01 à 18h29 GMT, l’ABE republiant la totalité des résultats particuliers à 18h30.

91 établissements bancaires sont concernés. Ils représentent 65% des actifs européens. Les marchés pourraient réagir rapidement à la publication alors qu’ils craignent depuis plusieurs jours une contagion de la crise de la dette à l’Italie ou l’Espagne. 

Une banque recalée aura jusqu’à septembre pour présenter un plan rectificatif et trois mois supplémentaires pour le mettre en place. Passé ce délais et en cas d’échec, l’État dont la banque dépend pourrait intervenir.