L’UE unanime sur l’embargo du pétrole iranien

Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé de durcir le ton face à l’Iran et son programme nucléaire en votant un embargo sur les importations de pétrole.

EURACTIV.fr
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Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé de durcir le ton face à l’Iran et son programme nucléaire en votant un embargo sur les importations de pétrole.

Sa mise en place sera progressive, mais les sanctions sont actées : l’UE n’achètera plus de pétrole iranien, ni produits dérivés. 

En tapant fort, le conseil des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, lundi 23 janvier, a pour objectif  « d’assécher les sources de financement du programme nucléaire iranien ». Pour enfoncer le clou, tout investissement ou transfert de technologie dans le secteur pétrolier a aussi été interdit. 

Pétrole saoudien 

Malgré des années de discussions, Téhéran n’a toujours pas renoncé à ses ambitions atomiques. La Haute représentante de la politique extérieure de l’UE, Catherine Ashton, souhaite « que la pression de ces sanctions conduise » à une reprise des négociations. 

Jusqu’au 1er juillet, les importations européennes, qui représentent 20% du pétrole iranien, vont progressivement se tarir. D’ici cette date, les contrats déjà signés entre la République islamique et les pays membres de l’UE pourront être honorés, ont précisé des responsables européens.

Evaluation

Le délai va permettre aux pays fortement dépendants (Grèce, Italie, Espagne) de trouver d’autres sources d’approvisionnement. L’Arabie saoudite s’est engagée à augmenter sa production. 

Les sanctions concernent aussi la banque centrale iranienne qui voit ses avoirs gelés. Toute transaction en or et métaux précieux est dorénavant interdite avec l’institut bancaire et les organismes publics du pays. 

Les États-Unis ont salué cette décision. L’impact de l’embargo sera évalué avant le 1er mai prochain.