La Bretagne dope l'innovation grâce au Feder
La Région Bretagne vient de lancer la quatrième édition de son appel à projets « Innovation collaborative au croisement des filières ». À la clé, 3 millions d'euros, dont près de la moitié est issue du Feder. Un article de notre partenaire Ouest-France.
La Région Bretagne vient de lancer la quatrième édition de son appel à projets « Innovation collaborative au croisement des filières ». À la clé, 3 millions d’euros, dont près de la moitié est issue du Feder. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Les tablettes tactiles d’Hoppen (autrefois Télécom Santé) vont arriver plus vite que prévu dans les Ehpad. L’entreprise basée à Cesson-Sévigné a obtenu, l’année dernière, une subvention de 410 000 euros du Fonds européen de développement régional (Feder), de la Région et d’autres collectivités bretonnes.
L’enveloppe d’où ils provenaient, d’un montant total de 4,3 millions d’euros, est financée à hauteur de 2 millions par le Feder. Elle« vise à mettre fin à la dichotomie entre les entreprises et la recherche publique », explique Martin Meyrier, vice-président de la Région à l’économie, l’innovation, l’artisanat et aux TPE.
Au total, 11 entreprises, avec un projet innovant en lien avec un centre de recherche, ont été sélectionnées en 2018 et ont bénéficié de cette aide financière. Il y en aura autant cette année.
Un accélérateur de projets
Les entreprises bretonnes en quête de financement ont jusqu’au 11 mars pour soumettre leur projet – associant un ou plusieurs centres de recherche – à l’un des pôles de compétitivité bretons.
Grâce à ce coup de pouce, Hoppen s’est rapprochée du laboratoire de l’Insa – une école d’ingénieurs – et Zetapush, une entreprise rennaise, pour développer son écran connecté dans les établissements de santé.
Via une tablette tactile dans sa chambre, le résident peut regarder la télévision, naviguer sur Internet, mais aussi être en lien avec le personnel de l’établissement. « Il s’agit d’une solution globale pour améliorer le quotidien », résume Nicolas Glin, directeur financier d’Hoppen.
Surtout, la firme bretonne est en train d’élaborer un système qui permet de détecter la chute d’un patient. « C’est la première cause de mortalité en Ephad », constate Nicolas Glin.
Hoppen prévoit de déployer son système dans les Ephad en 2019. Sans cette subvention, l’entreprise l’affirme : « on aurait dû attendre quatre ou cinq ans ».
