La Bulgarie, 21e pays à adopter l’euro
Un 21e pays, la Bulgarie, va bientôt passer à l’euro : les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné mardi 8 juillet leur feu vert final à l’adoption de cette monnaie par Sofia.
Dès le 1er janvier 2026, la Bulgarie, le plus pauvre du bloc, abandonnera sa monnaie nationale, le lev, au profit de l’euro.
« Nous l’avons fait ! », a applaudi le Premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov sur le réseau social X, qualifiant ce moment d’« historique ».
« L’euro va renforcer l’économie bulgare et apporter d’importants avantages aux citoyens et aux entreprises de ce pays », a assuré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’issue du vote des ministres des Finances.
Le feu vert des 27 États membres de l’UE n’était qu’une simple formalité. La Commission européenne avait déjà estimé début juin que la Bulgarie respectait l’ensemble des conditions nécessaires pour adopter l’euro.
La Banque centrale européenne (BCE) avait également émis un avis positif. « Félicitations à la Bulgarie ! » a salué mardi sa présidente, Christine Lagarde.
La Bulgarie aurait souhaité passer à l’euro plus tôt, mais elle en avait été empêchée jusqu’ici en raison d’une inflation trop élevée sur fond de grave crise politique.
La monnaie unique européenne a été lancée le 1er janvier 1999 pour les transactions électroniques.
Mais elle a pris une forme concrète à partir du 1er janvier 2002, avec la mise en circulation des pièces et des billets en euro, en remplacement alors des devises nationales de 12 États membres de l’UE, dont l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.
Ils ont été rejoints plus tard par huit autres pays : la Slovénie, Chypre, Malte, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et, dernière en date, la Croatie en 2023.
Tous les pays de l’UE se sont engagés en théorie à y adhérer dès qu’ils remplissent les conditions, mais aucun calendrier n’est fixé. Seule exception : le Danemark qui a négocié une exemption après un référendum ayant rejeté l’euro en 2000.