La capacité "d'absorption" devient capacité "d'intégration" [FR]
La Commission a expliqué ce que signifie le concept notoire de "capacité d'absorption" pour les futurs pays candidats à l'adhésion à l'UE.
La Commission a expliqué ce que signifie le concept notoire de « capacité d’absorption » pour les futurs pays candidats à l’adhésion à l’UE.
Le 8 novembre 2006, lors de la publication de ses rapports de suivi sur la Turquie et les pays candidats des Balkans, la Commission a expliqué sa future stratégie pour l’élargissement. La notion de « capacité d’absorption », qui avait gagné en importance lors du sommet européen de juin 2006 (voir EURACTIV, 16 juin 2006), a été remplacée par l’expression moins controversée de « capacité d’intégration ».
« Capacité d’intégration » semble être une expression plus précise, et donc plus opérationnelle. L’évaluation du commissaire à l’élargissement Olli Rehn repose sur trois composantes :
- institutionnelle : « L’Union doit s’assurer que ses institutions et ces processus de décision demeurent efficaces et responsables, pour le bien des Etats membres actuels aussi bien qu’en vue des futurs élargissements »
- impact de la politique de l’UE : « Comme elle s’élargit, l’Union doit être en mesure de poursuivre l’élaboration et la mise en oeuvre de politiques communes dans tous les domaines. L’impact de l’élargissement sur les politiques européennes sera évalué à chaque étape-clé du processus d’élargissement. »
- budget de l’UE : « Avant toute nouvelle adhésion, l’UE devra déterminer l’ensemble des moyens budgétaires nécessaires… L’analyse de la Commission tiendra compte des aspects budgétaires et du dynamisme économique accrû que les adhésions génèrent.
O. Rehn a souligné : « Nous devons nous assurer le soutien de l’opinion à l’élargissement. Il est essentiel de préserver la rigueur du processus et des conditions strictes pour garantir ce soutien. »