La Chine menace de prendre des « contre-mesures » après l’expulsion d’employés de son ambassade en Lituanie
La Chine a annoncé lundi 2 décembre se réserver le droit de prendre des « contre-mesures » après l’expulsion par la Lituanie de trois employés de l’ambassade chinoise à Vilnius.
La Chine a annoncé lundi 2 décembre se réserver le droit de prendre des « contre-mesures » après l’expulsion par la Lituanie de trois employés de l’ambassade chinoise à Vilnius.
« La Chine condamne fortement et rejette avec fermeté cette action gratuite et provocatrice », affirme dans un communiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La semaine dernière, Vilnius a annoncé déclarer trois employés de l’ambassade chinoise « indésirables dans le pays », selon un communiqué du ministère lituanien des Affaires étrangères.
La Lituanie n’a pas fourni de raisons précises à cette décision, mais a évoqué des « activités qui violent la Convention de Vienne et la loi de la République de Lituanie ».
Les relations entre Pékin et Vilnius se sont tendues depuis 2021 et l’ouverture d’un « Bureau de représentation taïwanais » en Lituanie.
Le geste s’inscrivait en rupture d’une pratique diplomatique dominante en Europe consistant à ne pas utiliser le mot « Taïwan » dans le nom officiel des bureaux de représentation de Taipei, pour ne pas froisser Pékin qui revendique l’archipel.
La Chine a dans le même communiqué accusé la Lituanie de « porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine » et de « saper » depuis « trois ans » les relations entre les deux pays.
Les relations entre les deux capitales se sont encore détériorées à la mi-novembre après la rupture de câbles sous-marins en mer Baltique, dont un câble qui reliait l’île suédoise de Gotland à la Lituanie.
Les soupçons se dirigent vers un navire chinois, le Yi Peng 3, qui est passé au-dessus des câbles au moment où ils ont été sectionnés, selon des sites de suivi du trafic maritime.
La Suède a ouvert une enquête pour sabotage, et la Lituanie a annoncé la création d’une équipe conjointe d’enquêteurs avec la Suède et la Finlande avec le concours d’Eurojust, l’agence de l’UE en charge de la coopération judiciaire.
La Chine a nié toute responsabilité dans cette affaire et a dit vendredi 29 novembre être « disposée à coopérer » avec les enquêteurs.