La Commission Barroso entre en fonctions

La Commission dirigée par José Manuel Barroso entame un mandat de cinq ans ce lundi 22 novembre. Avant de pouvoir entrer dans le vif du sujet, le Français Jacques Barrot devra s'expliquer sur les raisons l'ayant poussé à taire, lors de son audition devant le Parlement, la condamnation pour détournement de fonds qui l'avait visé en 2000. 

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La Commission dirigée par José Manuel
Barroso entame un mandat de cinq ans ce lundi 22 novembre.
Avant de pouvoir entrer dans le vif du sujet, le
Français Jacques Barrot devra s’expliquer sur les
raisons l’ayant poussé à taire, lors de son
audition devant le Parlement, la condamnation pour
détournement de fonds qui l’avait visé en
2000. 

Fraîchement investis par le Parlement
européen, les 25 membres de la Commission
dirigée par José Manuel Barroso doivent prendre
leurs fonctions ce lundi 22 novembre. La première
équipe composée par le
président-désigné de la Commission avait
dû être remaniée dans l’urgence, une
majorité de députés s’étant
déclarés prêts à lui
refuser l’investiture avant le vote du 27
octobre dernier. Deux des
Commissaires-désignés les plus
critiqués avaient alors été
contraints à la démission,
tandis qu’un troisième se
voyait attribuer un nouveau portefeuille : autant de
changements ayant permis à la Commission
« Barroso II » de rallier la confiance d’une
majorité de députés.  

Mais les controverses entourant la nouvelle Commission
ne sont pas closes pour autant.
Quelques minutes avant le vote d’investiture du
18 novembre, le député eurosceptique
britannique Nigel Farage révélait
ainsi que le Commissaire français Jacques
Barrot avait été condamné à une
peine de prison avec sursis pour financement illégal
de parti politique en 2000, avant de
bénéficier d’une amnistie
accordée par le président Jacques Chirac.
Les libéraux et les socialistes reprochent
maintenant à M. Barrot de n’avoir pas fait
état de cette condamnation lors de son
audition devant le Parlement européen.
Graham Watson, chef de file des libéraux, a ainsi
déclaré dans un
communiqué officiel : « Pour éviter
que la réputation de la nouvelle
Commission ne soit sérieusement ternie,
j’appelle M. Barrot à présenter sa
démission, ou au moins à demander à
être suspendu de ses fonctions le temps que cette
affaire puisse être discutée et
réglée ». 

Selon un communiqué de presse de la Commission,
Jacques Barrot s’apprête maintenant à
fournir, par écrit, une description
détaillée de ses activités
passées.

Au cours du mandat de la Commission Barroso, des
avancées importantes sont attendues sur plusieurs
fronts, notamment l’amélioration de la
compétitivité de l’économie
européenne, l’adaption des systèmes de
sécurité sociale aux nouvelles conditions
créées par le vieillissement de la population,
ou bien encore l’intégration des nouveaux Etats
membres et la finalisation des préparatifs en vue de
l’entrée de nouveaux pays candidats.