La Commission sur le point d'adopter le cadre des négociations avec Ankara [FR]
L'adoption par la Commission européenne, ce mercredi 29 juin, du document devant servir de cadre aux négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE (qui doivent officiellement s'ouvrir le 3 octobre prochain), marque une étape importante dans le processus de candidature d'Ankara. Les prochaines élections législatives en Allemagne viennent cependant ajouter un fort élément d'incertitude.
L’adoption par la Commission européenne, ce mercredi 29 juin, du document devant servir de cadre aux négociations d’adhésion entre la Turquie et l’UE (qui doivent officiellement s’ouvrir le 3 octobre prochain), marque une étape importante dans le processus de candidature d’Ankara. Les prochaines élections législatives en Allemagne viennent cependant ajouter un fort élément d’incertitude.
Après son adoption par la Commission, le cadre de négociation devra être approuvé par le Conseil des ministres, étape indispensable avant l’ouverture des négociations d’adhésion officielles entre Bruxelles et Ankara (pour l’heure fixée au 3 octobre). Le Conseil ne devrait pas aborder le sujet avant septembre, mois au cours duquel se dérouleront également des élections législatives anticipées en Allemagne. Ce scrutin est d’ailleurs de nature à jeter un voile d’incertitude sur le calendrier prévu, dans la mesure où les chrétiens-démocrates d’Angela Merckel, largement favoris, ont toujours affiché leur hostilité à l’égard d’une éventuelle entrée de la Turquie dans l’Union.
Si le Conseil devait finalement échouer à se mettre d’accord sur le projet de feuille de route de la Commission, l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie devrait être repoussée à une date indéterminée.
Selon des sources internes à la Commission, les conditions incluses dans la feuille de route seront beaucoup plus strictes que celles auxquelles avaient été soumis les dix Etats membres entrés dans l’UE au 1er mai 2004. En particulier, l’UE attend des autorités d’Ankara qu’elles ne se contentent pas, durant la période de négociations officielles, de promettre des réformes applicables au moment de l’entrée du pays dans l’Union : ces réformes, souligne Bruxelles, devront être mises en oeuvre durant la période de négociations, faute de quoi celle-ci pourrait se conclure par le rejet pur et simple de la candidature turque.
Dans sa feuille de route, la Commission devrait également appeler la Turquie à « normaliser » ses relations avec l’ensemble des Etats membres de l’Union, y compris Chypre et la Grèce, et à maintenir des relations de bon voisinage avec l’Arménie et la communauté kurde d’Irak.