La droite européenne choisit son Spitzenkandidat à Helsinki
Les membres du Parti populaire européen (PPE) se réunissent les 7 et 8 novembre à Helsinki pour départager Manfred Weber et Alexander Stubb. Un article d’Euroefe.
Les membres du Parti populaire européen (PPE) se réunissent les 7 et 8 novembre à Helsinki pour départager Manfred Weber et Alexander Stubb. Un article d’Euroefe.
C’est une course presque jouée d’avance qui s’ouvre aujourd’hui à Helsinki. Manfred Weber, 46 ans, chef de file du parti populaire européen au Parlement européen, est le grand favori du PPE pour remporter l’investiture de sa famille politique.
L’Allemand bénéficie du soutient d’une grande partie des membres de son groupe, à l’inverse de son concurrent, le Finlandais Alexander Stubb, 50 ans, alors que ce dernier peut se targuer d’une expérience exécutive de Premier ministre.
Les deux adversaires s’affronteront lors d’un débat le mercredi 7 novembre pour défendre leur candidature lors du Congrès du PPE. Quelques heures plus tard, le jeudi 8, les membres voteront.
L’élu sera celui qui obtiendra la majorité absolue lors du vote des 734 délégués (sans compter les abstentions). En cas d’égalité, plusieurs tours d’élection pourront avoir lieu, bien que diverses sources aient signalé à l’agence Efe que le responsable politique allemand rassemblait davantage de soutiens.
Weber part favori
Manfred Weber, bavarois et membre de la CSU, a été le premier à annoncer sa candidature. Il compte sur le soutien essentiel de la chancelière allemande, Angela Merkel.
D’autres personnalités politiques, comme le président du Parlement européen Antonio Tajani, Silvio Berlusconi, de Forza italia, ou Pablo Casado, du Parti populaire espagnol, le soutiennent.
Manfred Weber, européiste et chrétien-démocrate, ne veut pas être considéré comme « le candidat de Merkel », mais comme un candidat purement européen. Une stratégie qui ne changera pas le fait qu’il parle allemand et anglais, mais pas français, une des langues de travail à Bruxelles.
Par ailleurs, si la chancelière décide au dernier moment de briguer un poste à Bruxelles, une option qu’elle écarte pour l’instant, les chances pour Manfred Weber de décrocher la présidence de la Commission s’amenuiseraient.
Stubb et l’expérience
Alexander Stubb joue sur son expérience à des postes de l’exécutif, des lignes qui manquent au CV de Manfred Weber. En effet, le Finlandais a été Premier ministre de son pays et ministre des Finances et des Affaires étrangères.
Il n’hésite pas non plus à souligner les différences idéologiques avec son adversaire bavarois. « Manfred Weber est plus de centre droit, alors que moi je suis plus de centre gauche libéral », a-t-il déclaré.
Tous deux ont toutefois fait preuve de fermeté face au partenaire le plus embarrassant du PPE, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, à qui la famille politique demande de ne pas s’éloigner des valeurs européennes.
Même si ce choix d’un candidat commun au PPE a été respecté après les élections européennes de 2014 avec la nomination de Jean-Claude Juncker, cette méthode d’élection du candidat à la présidence de la Commission européenne n’est pas prévue dans les traités et reste à la discrétion du Conseil européen, à condition que le Parlement donne le feu vert à la nomination en plénière.