La France, en retard sur l'Europe, se prépare à vacciner contre le papillomavirus
La France a lancé une campagne de vaccination contre le papillomavirus (HPV) pour toutes les filles et tous les garçons en classe de cinquième, alors que le pays a l’un des taux de vaccination contre le HPV les plus bas d’Europe.
La France a lancé une campagne de vaccination contre le papillomavirus (HPV) pour toutes les filles et tous les garçons en classe de cinquième, alors que le pays a l’un des taux de vaccination contre le HPV les plus bas d’Europe.
La vaccination, qui nécessite deux doses, ne sera pas obligatoire, la décision étant laissée aux parents. Les adolescents qui choisissent de se faire vacciner recevront une dose en décembre et une autre six mois plus tard.
Cette campagne permettra d’offrir « aux collégiens de 5e un vaccin qui prévient jusqu’à 90 % des infections », a déclaré lundi (2 octobre) le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, sur X.
Le taux de vaccination contre le papillomavirus en France est l’un des plus faibles de l’Union européenne : 41,5 % des jeunes filles de seiez ans avaient reçu une vaccination complète en 2022, selon l’Institut national du cancer. Chez les garçons, le taux de vaccination est encore plus faible puisqu’il n’atteint que 8,5 %.
Les personnes infectées par le papillomavirus ne présentent souvent aucun symptôme, mais les infections peuvent provoquer des lésions précancéreuses ou des cancers de la vulve, du col de l’utérus, du vagin ou de l’anus.
L’un des seuls vaccins existants est le Gardasil 9. En septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a déclaré qu’elle mettrait en place une « surveillance renforcée » des éventuels effets secondaires des vaccins.
« Les effets indésirables les plus fréquemment observés avec les vaccins Gardasil 9», comme la douleur au point d’injection ou les maux de tête, « ne sont pas graves dans la très grande majorité des cas, et disparaissent spontanément en quelques jours, même s’ils peuvent être gênants », a ajouté l’ANSM.
En février, Emmanuel Macron avait promis de mettre en place cette campagne pour contribuer à améliorer la couverture vaccinale contre ces virus, responsables de plus de 6 000 nouveaux cas de cancer en France chaque année.
Une étude publiée en août dans The Lancet a révélé que près d’un homme sur trois dans le monde est infecté par au moins un papillomavirus, ce qui prouve une fois de plus l’importance d’inclure les hommes dans les stratégies de vaccination.