La France et l'Allemagne accentuent leur pression sur la Turquie [FR]
La France et l'Allemagne ont indiqué leur intention de proposer un délai de 18 mois à la Turquie pour l'ouverture de ses échanges avec Chypre.
La France et l’Allemagne ont indiqué leur intention de proposer un délai de 18 mois à la Turquie pour l’ouverture de ses échanges avec Chypre.
Le 11 décembre 2006, les ministres des affaires étrangères vont décider de suivre ou non la recommandation de la Commission de suspendre partiellement les négociations avec la Turquie (voir EURACTIV, 29 nov. 2006). La Commission espère que les Etats membres tomberont d’accord afin d’éviter de renvoyer la question devant le Conseil européen des 14 et 15 décembre 2006.
Selon le Financial Times, le président français Jacques Chirac devrait appuyer la proposition de la chancelière allemande Angela Merkel de donner à la Turquie un délai de 18 mois pour se conformer au protocole d’Ankara et ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions en provenance de Chypre. J. Chirac et A. Merkel devraient tenir une réunion bilatérale le 5 décembre 2006.
A. Merkel a annoncé à la suite de la recommendation de la Commission : « Une clause de vérification plus solide serait souhaitable pour permettre au Conseil de suivre les progrès de la Turquie, éventuellement dans un délai de 18 mois ».
Chypre, la Grèce et l’Autriche seraient également en faveur d’une attitude plus sévère envers la Turquie, alors que les pays scandinaves et le Royaume-Uni s’opposent à de nouveaux obstacles.