La France et les Pays-Bas d’accord sur la PAC

A l’issue d’une visite à Paris de la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Henk Bleacher, une position commune s’est dégagée entre les deux pays au sujet de la réforme de la Politique agricole commune.

EURACTIV.fr
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A l’issue d’une visite à Paris de la ministre néerlandaise de l’Agriculture, Henk Bleacher, une position commune s’est dégagée entre les deux pays au sujet de la réforme de la Politique agricole commune.

La France continue à chercher des alliés en Europe sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) après 2013.  

Budget et paiements directs

Le ministre français de l’Agriculture, Bruno Le Maire, et son homologue des Pays-Bas, Henk Bleacher, ont rapproché leurs positions, mardi 24 mai, sur le sujet. 

Les principaux points de l’accord portent sur le maintien du budget pour la période 2014-2020 à un niveau au moins égal à celui de la période précédente.

Les deux ministres se sont également entendus sur le maintien des subventions accordées aux agriculteurs (paiement direct) dans leur structure actuelle. Ils se sont également entendus sur la nécessité de conditionner ces financements à des objectifs de protection de l’environnement. 

Tour d’Europe 

Selon le cabinet du ministre, le gouvernement néerlandais a par ailleurs salué le travail de fond de la France dans le cadre de la préparation de la réunion du G20 sur l’agriculture qui aura lieue fin juin à Paris. La volatilité du prix des matières premières sera au coeur des débats. 

Ce n’est pas la première fois que Bruno Le Maire rencontre de façon bilatérale un de ses homologues européens pour évoquer la PAC. En octobre dernier, le Français s’était rendu en Italie, avant de rallier à sa cause la Hongrie en novembre puis la Roumaine et le Portugal en mars.

Pour un milliard ?

Cet alignement quasi intégral de la position néerlandaise sur les ambitions françaises laisse à penser que la France pourrait soutenir les Pays-Bas dans d’autres domaines.

Le gouvernement libéral, issu des élections législatives de 2010, avait fait campagne en promettant une réduction des dépenses, dont celles destinées à l’UE. La Haye demande, à l’instar du Royaume-Uni, un rabais, qui pourrait se situer autour d’un milliard d’euros.