La France va progressivement ouvrir son marché du travail aux travailleurs de l'Est [FR]
Après que l'Espagne, du Portugal et de la Finlande ont annoncé qu'ils mettraient un terme aux mesures dites de transition empêchant les travailleurs en provenance de huit pays d'Europe centrale et orientale d'offrir leurs services sur leur territoire, la France a déclaré qu'elle allait très progressivement supprimer ces mesures.
Après que l’Espagne, du Portugal et de la Finlande ont annoncé qu’ils mettraient un terme aux mesures dites de transition empêchant les travailleurs en provenance de huit pays d’Europe centrale et orientale d’offrir leurs services sur leur territoire, la France a déclaré qu’elle allait très progressivement supprimer ces mesures.
Le Premier ministre français, Dominique de Villepin, a fait connaître sa décision, le 13 mars 2006, à la suite d’une réunion du comité interministériel du pays sur l’Europe. « Le gouvernement français procédera à une levée progressive et contrôlée des restrictions à la libre circulation des travailleurs salariés originaires de huit pays ayant rejoint l’Union européenne en 2004 », a déclaré M. de Villepin dans un communiqué de presse. « La levée de ces restrictions concernera en priorité certains métiers connaissant des tensions de recrutement. Les modalités de cette levée des restrictions seront discutées avec les partenaires sociaux. »
Ces négociations devront s’achever dans quelques semaines, puisque la France devra communiquer sa future politique relative à la mobilité des travailleurs auprès de la Commission avant le 1er mai 2006, lorsque ces mesures transitoires qui empêchent les travailleurs originaires de Pologne, des pays baltes, des Républiques tchèque et slovaque, de la Hongrie et de la Slovénie d’offrir leurs services dans l’UE seront supprimées. Les négociations ne devraient pourtant pas être très difficiles, car les syndicats français (hormis la CFDT, syndicat chrétien, et le CFE-CGC, syndicat de cadres) sont quasi unanimes quant à la levée immédiate de ces restrictions.
La France a annoncé sa décision après la demande faite par le président hongrois Laszlo Solyom de supprimer les restrictions et quelques semaines après la publication du rapport de la Commission sur la mobilité des travailleurs, qui a indiqué que les pays n’ayant pas instauré de telles restrictions ont eu des répercussions positives sur leur économie. Ces mesures peuvent néanmoins être prolongées pour une durée supplémentaire de trois ans, jusqu’à mai 2009, puis pour une période supplémentaire de deux ans, mais toutes les restrictions relatives à la mobilité des travailleurs devront être supprimées d’ici 1er mai 2011.