La Grèce devrait tenir des élections le 9 avril prochain
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis devrait bientôt annoncer la tenue d’élections nationales le 9 avril, selon plusieurs médias grecs.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis devrait bientôt annoncer la tenue d’élections nationales le 9 avril, selon plusieurs médias grecs.
M. Mitsotakis a déclaré en début de semaine que des élections « auront lieu bientôt », mais il n’avait jusqu’à présent donné aucune précision sur la date exacte de celles-ci.
Toutefois, plusieurs médias grecs rapportent que le parti au pouvoir, Nouvelle Démocratie (Néa Dimokratía, ND — PPE), envisage la date du 9 avril.
Selon certaines sources, le dernier projet de loi du parlement grec devrait être voté le 7 mars, et le jour suivant, mercredi (8 mars), le Premier ministre demandera la dissolution du parlement par le président du pays.
Ainsi, il restera exactement un mois et un jour avant le potentiel scrutin du 9 avril.
Une nouvelle loi électorale s’appliquera lors de ces élections, et cette dernière rendra difficile d’éviter la formation d’un gouvernement de coalition.
Le premier tour sera organisé sur la base d’un mode de scrutin proportionnel, et un second tour aura lieu un mois plus tard. Au second tour, un parti ou une coalition de partis devra obtenir environ 38 % des voix pour pouvoir former un gouvernement.
M. Mitsotakis insiste pour sa part sur le fait qu’il veut un gouvernement à parti unique, mais il est très peu probable que cela soit possible.
Il lui sera également difficile de trouver un partenaire de coalition, surtout après que ses relations avec les socialistes (Pasok) — qui se classent en troisième position dans les sondages derrière le parti de gauche Syriza — ont été gravement entachées après le scandale des écoutes téléphoniques.
Ce scandale dit du « Watergate grec » a été révélé l’été dernier par l’eurodéputé et leader du Parti socialiste grec Nikos Androulakis, qui avait découvert que les services secrets grecs avaient mis son téléphone sur écoute.
Les observateurs suggèrent que le Pasok jouera un rôle de « faiseur de roi » lors des prochaines élections en raison de la mise en œuvre d’une nouvelle loi électorale, et l’affaire des écoutes pourrait bien affecter les négociations de coalition post-électorales.
De son côté, Syriza, principal parti d’opposition du pays, souhaite former un gouvernement de coalition « progressiste » avec les socialistes.
L’eurodéputé Udo Bullmann du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen (S&D) a récemment indiqué à EURACTIV Grèce qu’il avait « confiance » dans le fait que les socialistes grecs feraient les « bons choix » lors des prochaines élections.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]