La Grèce manquerait son objectif budgétaire en 2011
Malgré tous ses efforts, la Grèce n’arriverait pas à tenir ses engagements budgétaires pour 2011, selon une source proche de la mission d’inspection du Fonds monétaire international et de l’Union européenne.
Malgré tous ses efforts, la Grèce n’arriverait pas à tenir ses engagements budgétaires pour 2011, selon une source proche de la mission d’inspection du Fonds monétaire international et de l’Union européenne.
Selon les informations recueillies par Reuters, la Grèce pourrait manquer son objectif budgétaire pour 2011 d’au moins un point de pourcentage et son plan de privatisation, deuxième contrepartie exigée par les créanciers internationaux en échange d’une aide financière, est également mis à mal.
La récession
Le déficit budgétaire de la Grèce en 2011 s’élèverait ainsi à au moins 8,6% du produit intérieur brut (PIB), contre une objectif de 7,6% du PIB, a fait savoir cette source, proche de la mission d’inspection FMI/UE.
Le dépassement de l’objectif de déficit est dû à la récession, à des recettes fiscales moins importantes que prévu, mais surtout « aux retards de mise en oeuvre du plan budgétaire à moyen terme », selon les inspecteurs de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), en mission d’inspection depuis lundi 29 août en Grèce.
Tranche d’aides
Ces derniers ont par ailleurs de sérieux doutes sur la capacité du pays à atteindre les objectifs prévus par son plan de privatisations. Athènes s’est engagé à lever 1,7 milliard d’euros d’ici la fin septembre et cinq milliards d’euros d’ici la fin de l’année via des privatisations.
Il est toutefois encore trop tôt pour dire si la tranche d’aide financière de huit milliards d’euros promise à la Grèce, si la mission estime que les contreparties exigées sont remplies, est susceptible de ne pas être versée.
Gouvernement plus optimiste
Le gouvernement grec a de son côté estimé que le déficit budgétaire atteindrait de 8,1% à 8,2% du PIB, selon une source gouvernementale. Le gouvernement attribue ce dépassement de l’objectif visé à « une récession plus importante que prévu », indique cette même source.
Athènes table sur une contraction de plus de 4,5% de l’économie grecque cette année, voire de plus de 5%, contre une estimation précédente de 3,9%.
Selon cette source gouvernementale, la troïka (FMI, UE et Banque centrale européenne) « a demandé au gouvernement d’accélérer les privatisations » et de mettre en œuvre plus rapidement les réformes du marché du travail et des retraites.