La journée mondiale du cœur met la prévention à l’honneur
La journée du coeur, le 29 septembre, a tenté de promouvoir des environnements sains pour le cœur.
La journée du coeur, le 29 septembre, a tenté de promouvoir des environnements sains pour le cœur.
« Il y a eu une augmentation constante des maladies cardiovasculaires et métaboliques dans le monde entier et, alors que le traitement est utile, la prévention est le meilleur moyen d’inverser cette tendance », a déclaré le professeur Gielen, ancien président de l’Association européenne pour la prévention cardiovasculaire et la réhabilitation (EACPR).
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. En Europe, elles tuent 4 millions d’Européens et 1,9 million de citoyens de l’Union européenne, selon la société européenne de cardiologie.
Les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont les formes les plus fréquentes de maladies cardiaques. Celles-ci sont souvent liées au tabagisme, au manque d’exercice physique et à une mauvaise alimentation.
Prévenir plutôt que guérir
Cette année, la Journée du coeur s’est concentrée sur la promotion d’un environnement sain pour le cœur. Il s’agit de faire en sorte que les gens puissent faire des choix sains pour la santé de leur cœur, où qu’ils vivent, travaillent et se divertissent.
Pour les médecins, l’enjeu futur majeur est davantage la prévention que le traitement. Aux vues des évolutions de comportement des individus ces dernières années, une meilleure information des individus est nécessaire pour faire diminuer les risques de maladies cardiovasculaires dans la population.
Selon le professeur Gielen, les États devraient se concentrer davantage sur l’éducation des populations sur les régimes alimentaires sains et sur les dangers d’un mode de vie sédentaire. Il estime ainsi qu’il faut mettre l’accent sur la prévention ou encore privilégier les déplacements à pied ou à vélo.
L’OMS appelle à réduire le sel dans l’alimentation
À l’occasion de cette journée, l’Organisation mondiale de la santé appelle les pays à prendre des mesures à l’encontre d’une trop grande consommation de sel dans l’alimentation.
>> A lire aussi : Le sel ferait 1,65 million de morts par an
En effet, l’excès de sel contribue à augmenter la pression artérielle des consommateurs et intervient dans le déclenchement des maladies cardiovasculaires. L’OMS estime ainsi que 9,4 millions de décès annuels, soit 16,5 % de l’ensemble des décès, peuvent être attribués à l’hypertension artérielle. Cette maladie cardiovasculaire est responsable de 51 % des décès dus aux AVC et de 45 % des décès dus aux cardiopathies coronariennes.
L’Organisation mondiale de la santé recommande ainsi un apport de 5 grammes de sel par jour en provenance de l’ensemble des sources, y compris les aliments transformés, les plats prêts à consommer et les aliments préparés à domicile. De même, elle aide les gouvernements dans la mise en œuvre du Plan d’action pour la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles, qui établit neuf objectifs, dont la réduction de 30 % des apports en sel d’ici 2025.
L’Europe et les maladies cardiovasculaires
L’Union européenne a pour tâche de garantir la protection de la santé humaine dans toutes ses politiques et de coopérer avec les États membres afin notamment d’améliorer la santé publique et de prévenir les maladies.
Pour réduire le nombre de décès dus aux maladies cardiaques, l’Union européenne a décidé de s’attaquer aux déterminants de la santé sous-jacents derrière la santé cardiovasculaire dans son programme de santé 2014-2020. Le budget total de ce programme atteint 449,4 millions d’euros. Rien que pour l’année 2014, le budget de ce programme est de 54.456.100 euros.
>> A lire aussi : L’UE poursuit sa croisade contre les maladies cardiovasculaires
Plusieurs projets financés par l’UE visent à promouvoir la santé, la prévention des maladies et à favoriser des environnements propices à des modes de vie sains. Ainsi la Commission européenne soutient des projets dont l’objectif est de faire usage des possibilités offertes par l’innovation pour la prévention et la gestion des principales maladies chroniques dont font partie les maladies cardiovasculaires.
De même, les maladies chroniques sont souvent diagnostiquées qu’après l’apparition de complication. Des projets ont ainsi pour vocation de favoriser le diagnostic précoce et le dépistage des maladies chroniques évitables.
>> A lire aussi : Revoir notre mode de vie pour éviter les maladies cardio-vasculaires