La libéralisation des visas kosovars approuvée au Parlement européen
La commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen a approuvé, jeudi (12 janvier), la libéralisation du régime des visas pour les citoyens du Kosovo.
La commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen (LIBE) a approuvé, jeudi (12 janvier), la libéralisation du régime des visas pour les citoyens du Kosovo.
L’accord avait été initialement conclu en décembre entre le Parlement, le Conseil et la présidence du Conseil de l’UE qui était, à l’époque, dirigée par la République tchèque.
« L’accord de trilogue sur la libéralisation des visas avec le Kosovo a été approuvé par les eurodéputés [de la commission LIBE] avec 48 voix pour, 7 contre et 3 abstentions. Ensuite, la plénière du Parlement européen votera sur la question », a indiqué la commission LIBE sur Twitter.
Les représentants de l’UE ont convenu en décembre que la libéralisation des visas entrerait en vigueur le 1er janvier 2024, conjointement avec le lancement du système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS). ETIAS est un système informatique automatisé qui traite les données des personnes voyageant dans l’Union afin d’identifier tout risque en matière de sécurité ou d’immigration illégale.
Le Kosovo reste à ce jour le seul pays des Balkans occidentaux dont les citoyens sont tenus d’obtenir un visa pour se rendre dans l’Union européenne, bien qu’il ait rempli toutes les conditions fixées par la Commission en 2018.
Le pays a également déposé une demande d’adhésion à l’UE en décembre, mais risque d’être confronté à une forte opposition, étant donné que cinq États membres (Chypre, la Grèce, l’Espagne, la Roumanie et la Slovaquie) ne reconnaissent pas son indépendance vis-à-vis de la Serbie déclarée en 2008.
En outre, la Hongrie a récemment annoncé qu’elle bloquerait la candidature du Kosovo à une adhésion à l’UE, mais Budapest a également annoncé qu’elle se prononcerait contre l’adhésion de Pristina au Conseil de l’Europe.
« L’admission prématurée du Kosovo par diverses entités européennes peut compromettre la quête de réconciliation », a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, jeudi (12 janvier) après une réunion avec le Premier ministre Viktor Orbán.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]