La Norvège inaugure une nouvelle brigade arctique et se rapproche de son engagement envers l'OTAN
La brigade Finnmark sera renforcée par une défense aérienne de combat, un bataillon d'artillerie, un bataillon d'infanterie légère, une compagnie de génie et un escadron de renseignement, conformément au plan de défense à long terme du pays.
La Norvège a officiellement établi une deuxième brigade dans sa région arctique, à la frontière avec la Russie, se rapprochant ainsi de son engagement envers l’OTAN de tripler les effectifs de son contingent d’ici 2032.
La nouvelle brigade Finnmark opérationnelle depuis mercredi 20 août, s’inscrit dans le cadre de la toute première stratégie de sécurité nationale de la Norvège, adoptée au début de l’année. Celle-ci appelle à un renforcement rapide de la défense et à l’approfondissement de la coopération avec l’UE.
« Nous devons vivre avec une Russie plus dangereuse et plus imprévisible. La création de la brigade Finnmark est une réponse nécessaire à une situation sécuritaire plus incertaine dans le monde », a déclaré le ministre norvégien de la Défense, Tore O. Sandvik.
Oslo compte actuellement un peu plus de 4 500 soldats en service actif, mais ce nombre est largement complété par une garde nationale de plus de 40 000 personnes ayant effectué un service initial de 12 mois, le pays pratiquant la conscription militaire pour les hommes et les femmes.
Les brigades de l’OTAN comptent généralement entre 3 000 et 5 000 soldats et l’alliance militaire est sur le point d’étendre sa capacité militaire avec une troisième brigade qui sera stationnée dans le sud du pays.
Défense à long terme
Parallèlement au lancement de la brigade Finnmark, le gouvernement a inauguré des installations récemment rénovées, d’une valeur de 130 millions d’euros (1,5 milliard de couronnes norvégiennes), à Porsangmoen. La brigade, qui est l’une des garnisons militaires les plus septentrionales du monde, surveillera la frontière russe et la péninsule militarisée de Kola.
La brigade sera renforcée par une défense aérienne de combat, un bataillon d’artillerie, un bataillon d’infanterie légère, une compagnie de génie et un escadron de renseignement, conformément au plan de défense à long terme du pays.
En 2024, le parlement norvégien a approuvé un plan visant à porter les dépenses de défense d’Oslo à près de 138 milliards d’euros d’ici 2036, soit une augmentation d’environ 51 milliards d’euros (611 milliards de couronnes norvégiennes). Cette augmentation de 37 % des dépenses de défense permettrait également de renforcer considérablement la puissance navale de la Norvège, avec cinq nouvelles frégates et une modernisation complète de sa flotte de sous-marins.
(sn)