La peur du nucléaire est « irrationnelle », selon Nicolas Sarkozy

En visite dans la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale, le président français a dénoncé les peurs entretenues par les détracteurs du nucléaire.

EURACTIV.fr

En visite dans la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale, le président français a dénoncé les peurs entretenues par les détracteurs du nucléaire.

« J’ai confiance dans la sécurité du parc nucléaire français », a déclaré le chef de l’État français devant les salariés de la centrale nucléaire de Gravelines, gérée par EDF, mardi 3 mai.

Alors que la catastrophe de Fukushima a relancé le débat sur le nucléaire civil dans le monde entier, Nicolas Sarkozy s’en est fait le plus ardent défenseur, dénonçant la peur « irrationnelle » et « moyenâgeuse » entretenue selon lui par ses détracteurs. Une réaction opposée à celle son homologue allemande, Angela Merkel, qui mise sur une sortie du nucléaire d’ici 2020.

« Je n’ai pas été élu pour le remettre en cause. Il ne sera donc pas remis en cause », a-t-il ajouté. « Nous allons continuer à investir dans le nucléaire. »

Selon le Président, l’indépendance énergétique de la France repose sur l’énergie atomique, qui représente 80% de notre consommation d’électricité. « On n’a pas le droit de jouer sur des peurs moyenâgeuses pour remettre en cause des choix qui font la puissance de notre pays », a-t-il déclaré un peu plus tard lors d’une table ronde sur les questions énergétiques

Audit sur la sécurité

Ceux qui militent pour une sortie du nucléaire ou demandent un moratoire sur les investissements sont des « irresponsables », juge-t-il.

Néanmoins, face à la vague d’inquiétude provoquée par l’accident de Fukushima, le gouvernement français a commandé un audit de l’ensemble des 58 centrales nucléaires françaises. Des « stress tests » européens vont également avoir lieu. Et le président a promis qu’il n’hésitera pas à fermer une centrale présentant des faiblesses.

Nicolas Sarkozy a également confirmé la mise en chantier d’un terminal méthanier, à Dunkerque, dont les investissements, d’un montant de 1,5 milliards euros, viseront à compenser la fermeture d’une raffinerie Total.

Selon EDF, principal investisseur, l’installation sera mise en service d’ici fin 2015 et créera environ 250 emplois directs.