La Première ministre italienne Giorgia Meloni s'attaque au Green Deal et promet de le réviser

La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est engagée à faire pression pour la révision du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), critiquant son « approche idéologique » et mettant en garde contre le risque de désindustrialisation.

EURACTIV Italie
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Giorgia Meloni s’est exprimée sur les liens de son pays avec la Libye lors du Forum d’affaires Italie-Libye à Tripoli. [EPA-EFE/ANGELO CARCONI]

La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est engagée à faire pression pour la révision du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), critiquant son « approche idéologique » et mettant en garde contre le risque de désindustrialisation.

Giorgia Meloni a pointé du doigt le projet phare de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de la conférence de l’association industrielle Confindustria mercredi 18 septembre à Rome.

« Disons que ce n’est pas la stratégie la plus intelligente. Et nous disons cela parce que nous sommes des amis de l’Europe et que nous voulons défendre la capacité industrielle de l’Europe. Ceux qui sont des amis de l’Europe doivent avoir le courage de souligner ce qui ne fonctionne pas », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement de son gouvernement à « corriger » ces politiques.

« La décarbonation au prix de la désindustrialisation est une débâcle », a ajouté la dirigeante italienne.

Selon elle, le Green Deal a conduit à des « résultats désastreux » en raison de son « approche idéologique ».

Citant le rapport récemment publié par l’ancien Premier ministre et ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, sur la compétitivité européenne, Giorgia Meloni a fait savoir que « les objectifs environnementaux ambitieux de l’Europe doivent être soutenus par des investissements et des ressources suffisants, avec un plan cohérent pour les atteindre ».

« Sinon, la transition énergétique et environnementale se fera inévitablement au détriment de la compétitivité et de la croissance », a-t-elle poursuivi.

Alors que la Première ministre italienne critique depuis longtemps le Green Deal, sa nouvelle influence sur la Commission européenne — comme en témoigne la nomination de son favori au poste de vice-président exécutif, même si son groupe CRE au Parlement européen ne fait pas partie de la majorité pro-européenne — pourrait, comme elle l’espère, garantir le démantèlement de la politique phare d’Ursula von der Leyen.