La République tchèque et le processus de Lisbonne [FR]
Le gouvernement de Prague a placé son action sous le signe de trois priorités majeures : compétitivité, emploi et stabilité budgétaire. Si les résultats obtenus sont bons dans les domaines de l'éducation et des nouvelles technologies, ils demeurent modestes en matière de productivité du travail.
Le gouvernement de Prague a placé son action sous le signe de trois priorités majeures : compétitivité, emploi et stabilité budgétaire. Si les résultats obtenus sont bons dans les domaines de l’éducation et des nouvelles technologies, ils demeurent modestes en matière de productivité du travail.
La stratégie de Lisbonne n’est que rarement objet de débat public en République tchèque. Acteur essentiel du processus, le gouvernement a dévoilé l’année dernière les quatre axes prioritaires de sa politique économique, tout entière inscrite dans l’effort de réalisation des objectifs de Lisbonne :
Compétitivité : le gouvernement tchèque entend stimuler les investissements de R&D effectués par le secteur privé, et soutenir l’effort d’innovation en finançant certains programmes de recherche centrés sur le développement de nouvelles technologies. Pour renforcer la compétitivité de l’économie, le gouvernement entend également faciliter la création d’entreprises et soutenir les PME innovantes.
Emploi : l’action gouvernementale vise ici à accroître le taux d’emploi en renforçant l’attractivité du travail – notamment en rendant le régime fiscal plus favorable aux salariés et aux chefs d’entreprises – et en investissant de façon substantielle dans le domaine du « développement des ressources humaines ».
Stabilité des finances publiques : des réformes structurelles sont prévues pour garantir la stabilité macro-économique du pays et créer les conditions favorables à une entrée dans la zone euro (laquelle implique le respect des critères définis dans le cadre du pacte de stabilité) : elles doivent consister en une réforme des systèmes de retraites et de sécurité sociale, ainsi qu’en une refonte du régime fiscal. La mise en oeuvre de ce programme radical pourrait être retardée par l’entrée du pays dans une période pré-électorale (les prochaines élections législatives sont prévues pour juin 2006, mais un scrutin anticipé pourrait être organisé du fait de la crise gouvernementale actuelle).
Développement durable : le gouvernement tchèque entend pleinement appliquer les mesures prévues dans le cadre de la stratégie européenne en faveur du développement durable.
La révision à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne a fait l’objet de peu de commentaires au sein de la classe politique et médiatique tchèque. Le gouvernement de Prague a apporté son soutien aux propositions formulées par la Commission, tout en indiquant que l’essentiel des efforts de l’UE devaient porter sur la recherche et développement ainsi que sur l’effort d’assainissement des finances publiques des Etats membres.