La République tchèque peine à financer les armements destinés à l’Ukraine
La République tchèque continuera à donner la priorité au soutien de l’Ukraine contre l’agression russe en l’aidant à financer son armement, malgré les difficultés évidentes que le pays éprouve à consolider ses finances publiques.
La République tchèque continuera à donner la priorité au soutien de l’Ukraine contre l’agression russe en l’aidant à financer son armement, malgré les difficultés évidentes que le pays éprouve à consolider ses finances publiques.
Lors de la dernière augmentation des contributions en juin, la République tchèque a déjà eu du mal à trouver les fonds nécessaires, ce qui a suscité le doute dans les sphères de la politique étrangère tchèque quant à la capacité du pays à faire face au financement massif d’instruments étrangers.
Outre l’engagement financier net envers la facilité européenne pour la paix (FEP), il y a aussi le problème de la consolidation des finances publiques tchèques, qui fait actuellement l’objet d’un débat politique au sein de la chambre basse du parlement.
Le gouvernement de Petr Fiala (Parti démocratique civique/ODS) défend actuellement son paquet de mesures de consolidation auprès du public et de l’opposition, tout en préparant le budget de l’État pour 2024. Aucune de ces mesures fiscales n’a été bien accueillie par le public.
Dans cette situation, le gouvernement souhaite également continuer à financer les livraisons d’armement à l’Ukraine, ce qui n’est pas chose facile.
La solution réside dans la promesse de rembourser une partie de ces approvisionnements à partir de la FEP dans les années à venir, mais les options concrètes ne sont pas claires.
Pour résoudre ce problème, le ministère des Affaires étrangères prépare des éléments permettant d’identifier ces options. Le montant que la République tchèque peut actuellement consacrer à l’achat d’armes pour l’Ukraine sera alors plus définitif.
La facilité européenne pour la paix, qui finance les armes destinées à l’Ukraine, devrait voir son financement augmenter pour la troisième fois de manière significative. M. Borrell, membre du Conseil de l’UE, souhaite cette fois-ci y consacrer 20 milliards d’euros.