La réunion de l'ONU sur le climat n'obtient pas l'appui des Etats-Unis [FR]

Hier, le 24 septembre 2007, plus de 150 chefs d'Etat et représentants nationaux se sont réunis au siège des Nations unies à New York pour discuter du changement climatique. Le Président des Etats-Unis, George W. Bush, qui organise une rencontre séparée sur le sujet plus tard dans la semaine, a assisté au dîner mais pas aux débats.

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Hier, le 24 septembre 2007, plus de 150 chefs d’Etat et représentants nationaux se sont réunis au siège des Nations unies à New York pour discuter du changement climatique. Le Président des Etats-Unis, George W. Bush, qui organise une rencontre séparée sur le sujet plus tard dans la semaine, a assisté au dîner mais pas aux débats.

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a inauguré la réunion en appelant à prendre des mesures urgentes et en déclarant que « le temps du doute est passé ». Il a également averti que « l’inaction se révélera l’erreur la plus lourde à long terme ».

Dans son discours, le Président de la Commission José Manuel Barroso a expressément demandé aux autres nations d’accorder un mandat clair à leurs négociateurs à Bali pour qu’ils puissent orienter les discussions vers la conclusion d’un accord mondial et complet pour l’après 2012.

Ban et l’UE tentent de créer un élan et de scuciter un consensus international pour la préparation d’une conférence majeure des Nations unies sur le changement climatique à Bali, prévue au mois de décembre. L’objectif de cette conférence, à laquelle assisteront les délégués nationaux de niveau ministériel, sera de jetter les bases pour un accord international  visant à réduire les émissions de CO2 après l’expiration du protocole de Kyoto en 2012.

Mais il semble que l’histoire pourrait se répéter alors que les Etats-Unis, qui n’avaient pas ratifié le protocole de 1997, restent fermement opposés à tout accord mondial destiné à réduire les émissions de CO2, préférant innover dans les technologies à faible teneur en carbone et dans des stratégies individuelles de réduction des émissions au niveau national. Le Canada et l’Australie soutiennent l’approche des Etats-Unis.

Washington tentera de rassembler des partisans pour son approche lors d’une rencontre séparée réunissant 16 pays développés, ainsi que la Chine, l’Inde et le Brésil, les 27 et 28 septembre au Capitole.

L’opposition américaine pourrait ne pas être l’unique facteur compromettant les négociations de Bali. Hier, les pays en développement ont également fait part de leur scepticisme, déclarant qu’en l’absence de mesures incitatives et de soutien financier des pays développés, il ne faudrait pas attendre beaucoup de progrès de la part des pays les plus pauvres. Nombre d’entre eux considère en effet qu’ils n’ont pas à « payer » pour la pollution historique de l’Occident. Lundi, durant les négociations, le ministre indien des Finances, Palaniappan Chidambaram, a déclaré que les pays en développement supportaient une part démesurée du fardeau du changement climatique, pourtant dû aux importantes émissions des pays développés.

Cette réunion intervient suite à un été de fonte massive et sans précèdent de la couche de glace de l’Arctique et du Groenland, ce qui a alimenté les craintes selon lesquelles le climat de la Terre changerait plus rapidement que prévu (EURACTIV 17/09/07).