La Roumanie prévoit d'accélérer son acquisition de munitions en raison de la guerre à sa frontière
Jeudi 19 septembre, le Conseil suprême de la défense nationale roumaine (CSAT), dirigé par le président du pays Klaus Iohannis, a décidé d'accélérer l’acquisition de munitions en réponse à l’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Jeudi 19 septembre, le Conseil suprême de la défense nationale roumaine (CSAT), dirigé par le président du pays Klaus Iohannis, a décidé d’accélérer l’acquisition de munitions en réponse à l’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Le Conseil suprême de la défense nationale roumaine a souligné que l’évolution de la sécurité régionale, suite à l’attitude agressive de la Russie a rendu nécessaires une réévaluation et une redéfinition des priorités, ainsi qu’une reconfiguration des programmes d’acquisition militaire.
Ces ajustements visent à renforcer les capacités de défense de la Roumanie pour contrer les nouvelles menaces, y compris « l’acquisition accrue de munitions de combat et la constitution progressive de réserves stratégiques », selon un communiqué du CSAT à l’issue de la réunion jeudi 19 septembre.
Les membres du Conseil ont également discuté du plan de dotation de l’armée roumaine pour la période 2025-2034.
Le Conseil a souligné l’importance pour la Roumanie de développer sa capacité industrielle nationale pour produire des équipements militaires modernes, à la fois pour les forces en temps de paix et pour maintenir l’état opérationnel des ressources existantes.
Le but ? Sauvegarder les intérêts critiques en matière de sécurité assurer la continuité de la chaîne d’approvisionnement. La réunion a également mis l’accent sur l’enjeu de « fabriquer et développer de nouveaux équipements afin de renforcer les capacités militaires en cas de crise ou en temps de guerre ».
Lors de la rencontre, les participants ont également examiné les derniers développements de l’agression russe, en particulier les récentes escalades, qui constituent des violations flagrantes du droit international.
« Leur impact sur la sécurité régionale en mer Noire a été évalué, avec des implications significatives pour l’Europe et la zone euro-atlantique. Des mesures de dissuasion et des contre-mesures supplémentaires ont été discutées en vue de leur mise en œuvre au niveau national et avec le soutien des alliés de l’OTAN », détaille la déclaration.
Ces dernières escalades ont également été abordées lors de la réunion des ministres de la Défense des Neuf de Bucarest (ou Format Bucarest) — comprenant la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la République tchèque — qui s’est tenue mercredi 18 septembre dans la capitale roumaine.
Les pays du groupe des Neuf de Bucarest se sont déclarés « profondément préoccupés » par les incursions répétées de drones et de missiles russes dans l’espace aérien de l’OTAN. Une réponse « ferme » est attendue dans de tels cas, a réagi le ministre roumain de la Défense, Angel Tîlvăr, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’État polonais à la Défense, Pawel Zalewski.
En ce qui concerne les incidents impliquant des drones russes près de l’Ukraine, ce dernier a réaffirmé que les participants à la réunion étaient d’accord sur le fait qu’une « réponse de l’OTAN était nécessaire ».