La Slovaquie se prépare à un vote serré lors des présidentielles [FR]
Au cours du week-end (21 mars), le président slovaque, Ivan Gašparovi?, a remporté le premier tour des élections présidentielles. Mais avec seulement 8,7 points de pourcentage d’avance par rapport à la candidate de l’opposition, Iveta Radi?ová, les deux favoris doivent mobiliser davantage d’électeurs en vue du scrutin du 4 avril. Reportage d’EURACTIV Slovaquie.
Au cours du week-end (21 mars), le président slovaque, Ivan Gašparovi?, a remporté le premier tour des élections présidentielles. Mais avec seulement 8,7 points de pourcentage d’avance par rapport à la candidate de l’opposition, Iveta Radi?ová, les deux favoris doivent mobiliser davantage d’électeurs en vue du scrutin du 4 avril. Reportage d’EURACTIV Slovaquie.
Comme prévu, le président sortant M. Gašparovi? a remporté le premier tour du scrutin de samedi, avec 46,7 % des voix. La sociologue Iveta Radi?ová, candidate conjointe des partis d’opposition SDKÚ, SMK et KDH (dont tous sont membres du parti populaire européen) en a quant à elle obtenu 38 %.
Sept candidats étaient en lice pour la position de président de la Slovaquie, qui est une fonction principalement cérémonielle. Le président est élu au suffrage direct, et le gagnant doit recueillir plus de 50 % des voix pour éviter un second tour. Les interprétations des juristes divergent, toutefois, sur la question de savoir si le total requis doit être de 50 % des bulletins soumis ou de 50 % des bulletins valides.
M. Gašparovi?, membre du mouvement pour la démocratie (HZD), a le soutien explicite des socio-démocrates (SMER) du Premier ministre Robert Fico. Il bénéficie également du soutien du parti nationaliste slovaque (SNS), dirigé par Jan Slota. Les deux leaders ont été vus aux côtés de M. Gašparovi? sur les affiches de campagne de ce dernier. En outre, des observateurs sont d’avis que c’est grâce au soutien du SMER que le président a gagné le scrutin de samedi, tout comme celui de 2004.
HZDS (parti du peuple, mouvement pour une Slovaquie démocrate), partenaire de la coalition du gouvernement de M. Fico, et parti qu’a quitté M. Gašparovi? en 2002 à la suite d’une dispute avec le dirigeant Vladimír Me?iar, a ouvertement critiqué le président pour avoir présenté son propre candidat, le professeur d’université Milan Melník.
La plupart des observateurs considèrent que le président M. Gašparovi?, qui « pense national » et a la « fibre sociale » selon son slogan de campagne, a de grandes chances d’être réélu en avril. Toutefois, l’écart avec sa rivale Mme Radi?ová n’était pas aussi important que l’ont annoncé les sondages. En effet, des sondages d’opinion effectués lors de la course aux élections ont laissé entendre qu’il y aurait un écart de 15-20% entre le deux premiers candidats lors du premier tour.
Le bon résultat de Mme Radi?ová (38 %, soit seulement 8,7 points de pourcentage de moins que M. Gašparovi?) laisse penser qu’elle a une véritable chance de devenir la première présidente slovaque de l’histoire lors du scrutin du mois d’avril. La clé des résultats résidera dans le soutien de ceux qui ont voté au premier tour pour le conservateur František Mikloško ou pour l’ancienne journaliste et candidate du Free Forum, Zuzana Martináková. Ces deux derniers ont obtenu chacun environ 5 % des votes.
Après l’annonce des résultats de samedi, M. Mikloško a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun des favoris. En ce qui concerne Mme Radi?ová, il est principalement opposé à sa position sur l’avortement. Quant à M. Gašparovi?, c’est son passé communiste et son ancienne alliance avec l’ex-Premier ministre M. Me?iar, dans les années 1990, qui lui pose problème. Mme Martinaková n’a pas encore révélé qui elle et son parti soutiendront.
Les politologues ont néanmoins averti que le soutien de ceux qui ont choisi un candidat perdant au premier tour ne sera pas suffisant. Pour battre le président sortant, Mme Radi?ová aura également besoin d’attirer des électeurs qui n’ont pas participé au premier tour. Des observateurs pensent en outre que certains partisans de M. Gašparovi? ne se sont pas rendus aux urnes ce week-end.
Le taux de participation au premier tour n’était que de 46,63 %.