La Turquie s'engage à accélérer ses réformes [FR]

Le ministre turc des affaires étrangères a souligné les efforts faits par son pays pour réaliser les réformes demandées par l'UE et a appelé les Français à donner une chance à l'adhésion turque. 

Le ministre turc des affaires étrangères a souligné les efforts faits par son pays pour réaliser les réformes demandées par l’UE et a appelé les Français à donner une chance à l’adhésion turque. 

Au cours de sa visite à Paris, le ministre des affaires étrangères, Abdullah Gül, a promis des réformes radicales. Selon lui, « la Turquie ne sera pas le même pays à la fin du processus de négociation ».  Cette visite intervient quelques jours après les déclarations de Nicolas Sarkozy contre l’adhésion de la Turquie (voir EURACTIV, 11 septembre 2006).

Cependant, M. Gül a insisté sur le fait que la Turquie refuserait d’ouvrir ses ports à la partie grecque située au sud de Chypre, et ce jusqu’à ce que les Chypriotes grecs se conforment à la demande de l’UE d’ouvrir leur ports aux Turcs provenant du nord de l’île.

Le conflit chypriote est le principal problème des négociations d’adhésion. Récemment, le rythme des discussions entre l’UE et la Turquie a ralenti, le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, déclarant que la Turquie allait droit au clash avec l’UE en raison du problème avec Chypre et de ses résultats en matière de respect des droits de l’homme. Début septembre, le Parlement européen a adopté un rapport qui fait état des lacunes de la Turquie dans le domaine des droits de l’homme et de la liberté d’expression (voir EURACTIV, 7 septembre 2006). 

Le rapport de suivi de la Commission sur la Turquie est attendu pour le 24 octobre prochain.