L’Allemagne confiante dans le processus d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE après les élections en Bulgarie

L’Allemagne est confiante quant au fait que l’impasse actuelle dans le processus d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE sera résolue après les élections anticipées du 27 octobre en Bulgarie.

EURACTIV Allemagne
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La ministre des Affaires étrangères allemande a par ailleurs souligné que la campagne électorale menée en Macédoine du Nord au début de l’année avait également rendu difficile la discussion sur les changements constitutionnels. [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

L’Allemagne est confiante quant au fait que l’impasse actuelle dans le processus d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’Union européenne (UE) sera résolue après les élections anticipées du 27 octobre en Bulgarie, selon la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. Cette dernière a rencontré son homologue de Macédoine du Nord, qui compte sur l’aide de l’Allemagne à ce sujet.

L’UE a décidé d’entamer des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord en 2022, mais le premier cycle de négociations n’a pas été confirmé, carla voie d’adhésion du pays est bloquée en raison d’un différend sur la reconnaissance des minorités bulgares dans la constitution de la Macédoine du Nord.

« Il y a actuellement des élections en Bulgarie et […] nous devons saisir l’opportunité après celles-ci », a soutenu mardi 15 octobre Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères.

Annalena Baerbock a souligné que la campagne électorale menée en Macédoine du Nord au début de l’année avait également rendu difficile la discussion sur les changements constitutionnels. Le gouvernement nouvellement élu souhaite renégocier un nouveau compromis, ce qui laisse la question dans l’incertitude politique une fois de plus.

La ministre nourrit cependant l’espoir qu’après les élections bulgares, « l’étape de la révision de la constitution puisse être franchie ensemble, mais de manière à ce qu’elle soit également possible pour la Macédoine du Nord », faisant allusion à l’impopularité de la démarche.

« Je le dis clairement à la Bulgarie », a-t-elle ajouté, tout en plaidant en faveur d’une libéralisation des règles d’adhésion, qui exigent un soutien unanime de tous les États membres de l’UE pour les négociations.

L’Allemagne est depuis longtemps partisane de l’élargissement de l’UE afin que les États des Balkans occidentaux rejoignent l’Union, allant même jusqu’à lancer le Processus de Berlin en 2014 afin d’accélérer l’adhésion de la région. Un sommet organisé lundi 15 octobre à Berlin a marqué le 10e anniversaire du processus.

Un partenaire problématique

Le ministre des Affaires étrangères de Macédoine du Nord, Timčo Mucunski, a prévenu que la candidature de la Macédoine du Nord à l’UE ne devait pas devenir un enjeu de la campagne électorale.

« Nous espérons pouvoir trouver des solutions rationnelles avec le gouvernement après les élections en Bulgarie, avec le soutien de l’Allemagne », a-t-il déclaré.

Depuis son entrée en fonction en juin, le nouveau gouvernement de centre droit de Macédoine du Nord a été mêlé à une série de controverses, dont une querelle diplomatique et des appels à renégocier l’accord de 2022.

Le mois dernier, les fonctionnaires de l’UE ont donc décidé de dissocier la progression de la Macédoine du Nord vers l’adhésion à l’UE de celle de sa voisine, l’Albanie, qui a pu entamer les pourparlers d’adhésion mardi.

Cette décision ajoute un nouveau chapitre au parcours semé d’embûches de la Macédoine du Nord vers l’adhésion à l’UE. La Macédoine du Nord a même été forcée de changer son nom de Macédoine en 2018 pour répondre aux préoccupations de la Grèce, Athènes ayant réclamé le nom précédent.