L'ambassadeur de Pologne auprès de l'UE demande l'arrêt de Nord Stream 2

Dans une tribune pour Euractiv, l'ambassadeur de Pologne auprès de l'UE demande l'arrêt du projet de gazoduc contesté en réaction à la visite infructueuse de Josep Borrell à Moscou, le week-end dernier.

EURACTIV.fr
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Le gazoduc Nord Stream 2 continue à diviser les esprits : après le Parlement européen, l'ambassadeur de Pologne auprès de l'UE demande son arrêt immédiat. [kaiser-v/Shutterstock]

Dans une tribune pour Euractiv, l’ambassadeur de Pologne auprès de l’UE demande l’arrêt du projet de gazoduc contesté en réaction à la visite infructueuse de Josep Borrell à Moscou, le week-end dernier.

« La seule réaction adéquate à l’attitude conflictuelle de la Russie peut être l’arrêt des investissements dans Nord Stream 2. Ce serait une conséquence claire et sans équivoque des déclarations scandaleuses faites par le représentant des autorités russes sur l’UE en général et sur les différents États membres », a écrit Andrzej Sadoś, ambassadeur de Pologne auprès de l’UE, dans un article exclusif pour EURACTIV. « Nous notons avec insatisfaction le manque de réaction aux actions russes qui sapent la cohésion de l’UE », a-t-il ajouté.

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la sécurité Josep Borrell, de retour d’une visite à Moscou dimanche dernier (7 février), s’était dit inquiet de l’attitude russe. Les autorités russes avaient, selon lui, clairement refusé un dialogue constructif avec l’Union européenne. Pour Josep Borrell, de nouvelles sanctions ne seraient donc pas à exclure, en réponse notamment à l’affaire Navalny.

Ce n’est pas la première fois cette année que Nord Stream 2 est mis en cause. Plusieures entreprises s’étaient retirées du projet après l’annonce de nouvelles sanctions de la part des États-Unis, début janvier. A la mi-janvier, le Parlement européen avait à son tour demandé l’arrêt immédiat des travaux sur le gazoduc qui doit relier la Russie à l’Allemagne à travers la Mer Baltique.

Un arrêt auquel le gouvernement allemand continue à s’opposer, malgré les controverses répétées. Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, avait notamment fait savoir qu’il n’y avait pas de lien direct entre l’affaire Navalny et le projet gazoduc qui pourrait justifier d’un arrêt de celui-ci.