L’Autriche possède les meilleurs eaux de baignade de l’Union européenne

L’Autriche, l’Allemagne, Malte, la Grèce, le Danemark, la Croatie et Chypre peuvent se targuer d’une « excellente qualité des eaux de baignade » dans 90 % des cas,. Dans l’ensemble, la qualité des eaux des sites de baignade l’UE a été jugée excellente dans 84,8 % des cas.

EURACTIV.com
Clouds gather above the Kis-Balaton lake
« Que notre destination soit une plage grecque, un lac hongrois ou une rivière française, nous pouvons être sûrs que la grande majorité des eaux de baignade sont d’excellente qualité », a déclaré le commissaire à l’Environnement Virginijus Sinkevičius. [[EPA-EFE/Gyorgy Varga HUNGARY OUT]]

L’Autriche, l’Allemagne, Malte, la Grèce, le Danemark, la Croatie et Chypre peuvent se targuer d’une « excellente qualité des eaux de baignade » dans 90 % des cas, selon le rapport 2021 de l’UE sur les eaux de baignade. Dans l’ensemble, la qualité des eaux des sites de baignade l’Union européenne a été jugée excellente dans 84,8 % des cas.

« Ce rapport est une bonne nouvelle pour ceux d’entre nous qui réservent des vacances d’été bien méritées sur les magnifiques sites de baignade d’Europe », a expliqué le commissaire européen à l’Environnement Virginijus Sinkevičius.

« Que notre destination soit une plage grecque, un lac hongrois ou une rivière française, nous pouvons être sûrs que la grande majorité des eaux de baignade sont d’excellente qualité », a-t-il poursuivi.

Pourtant, le rapport souligne toujours les écarts entre les sites intérieurs et les sites côtiers en termes de qualité. Seuls 78,2 % des sites intérieurs sont d’excellente qualité, alors que 88 % des sites de baignade côtiers sont jugés excellents dans le bloc.

De ce fait, l’Autriche, qui est un pays enclavé, se démarque encore davantage parmi les sept pays qui obtiennent les meilleurs résultats, les autres concurrents profitant de leurs rivages maritimes et de leurs sites de baignade côtiers.

Selon le rapport, 97,7 % des sites de baignade du pays sont d’excellente qualité, ce qui place l’Autriche en première position. L’Allemagne se classe au 7e rang, avec 90,4 % de sites jugés excellents.

La Pologne, un mauvais élève

La Pologne est un point noir dans l’UE puisque plus de 35 % de ses sites de baignade n’ont pu être classés sur l’échelle du rapport en raison d’un « nombre insuffisant d’échantillons, de nouvelles eaux de baignade ou d’eaux de baignade ayant subi des modifications ».

À titre de comparaison, l’autre pays le moins performant dans cette catégorie, la Hongrie, ne disposait pas de données sur environ 13 % de ses sites de baignade.

En conséquence, la Pologne a le pourcentage le plus faible de sites de baignade d’excellente qualité de l’UE, soit 44,5 %, bien qu’elle ait accès à un littoral. Seule la Slovaquie s’en approche, avec 50 %, ce qui est d’autant plus accablant que les auteurs du rapport disposaient de données plus complètes sur les sites de baignade slovaques.

De mauvais résultats dus à une mauvaise réglementation ?

La directive en vigueur sur les eaux de baignade a été introduite par l’UE en 2006 a remplacé la précédente directive établie dans les années 1970.

À l’heure actuelle, 1,5 % des sites de baignade de l’UE sont encore classés comme étant de mauvaise qualité. Le classement d’un site est déterminé en mesurant la quantité de bactéries fécales détectées, qui permet de classer les eaux de baignade des catégories « excellentes » à « médiocres ».

Les sites classés « médiocres » requièrent des mesures supplémentaires de la part des États membres de l’UE, telles que des mises en garde contre la baignade ou des mesures permettant d’améliorer la qualité des eaux.

Alors que l’Union européenne envisage de réviser cette règle pour faire face à d’autres types de pollution, les militants ont souligné que l’accent mis par la directive sur les matières fécales n’était pas suffisant.

« Nos eaux sont polluées par les produits chimiques, les plastiques et les algues », a déclaré Antidia Citores, porte-parole de l’ONG environnementale Surfrider Europe en 2021.

L’organisation « recommande fortement l’ajout des paramètres suivants : déchets, prolifération d’algues, cyanobactéries et polluants chimiques », peut-on lire dans une déclaration d’avril 2021.