Le chancelier autrichien Karl Nehammer maintient son veto concernant Schengen
Dimanche (11 décembre), le chancelier autrichien Karl Nehammer a affirmé son engagement à maintenir la Roumanie et la Bulgarie en dehors de Schengen, l’espace sans contrôle aux frontières de l’UE.
Dimanche (11 décembre), le chancelier autrichien Karl Nehammer a affirmé son engagement à maintenir la Roumanie et la Bulgarie en dehors de Schengen, l’espace sans contrôle aux frontières de l’UE.
La migration est en tête des priorités en Autriche en raison du nombre élevé d’arrivées (environ 100 000 demandeurs d’asile non ukrainiens sont enregistrés) et d’une élection clé prévue en janvier 2023.
Parmi plus de 100 000 arrestations de migrants ou de demandeurs d’asile, 75 000 n’ont pas encore été enregistrées, a souligné M. Nehammer dimanche. La semaine dernière, Vienne a opposé son veto à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen, malgré une recommandation de la Commission européenne. Cette décision a suscité des critiques de la part des partenaires de l’UE et des partis nationaux.
L’enregistrement des réfugiés devrait en fait avoir lieu lors du franchissement de la frontière extérieure de l’UE. Un grand nombre de ces personnes non enregistrées passent par la Roumanie ou la Bulgarie, ce dont le gouvernement autrichien est au courant grâce à des entretiens et à l’analyse des données des téléphones portables des réfugiés, a ajouté M. Nehammer lors d’un entretien avec le média autrichien ORF.
La Roumanie et la Bulgarie ont présenté des données différentes dont M. Nehammer n’a pas tenu compte. Selon lui, les deux pays ne pouvaient pas connaître toute l’ampleur du mouvement des réfugiés traversant leur territoire.
Le veto des deux pays était devenu nécessaire, car peu d’autres pays de l’UE étaient prêts à soutenir l’Autriche, où les réfugiés non enregistrés ont un impact mesurable. 100 000 demandeurs d’asile y sont enregistrés en un an, un nombre important pour un pays de près de neuf millions d’habitants.
Étant donné que les Pays-Bas ont cherché à recevoir du soutien et ont échoué, M. Nehammer a insisté sur la nécessité de « faire cavalier seul », au vu du manque d’alliés.
Si la Commission n’agit pas, il faut agir « avec force » et au niveau national, a-t-il déclaré.
Pour M. Nehammer, la levée du veto sera possible uniquement lorsque la protection des frontières en Bulgarie et en Roumanie aura été améliorée.