Le chef de la diplomatie britannique à Belfast pour faire avancer le dossier nord-irlandais

Le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly doit rencontrer mercredi (11 janvier) les responsables politiques locaux en Irlande du Nord pour tenter de sortir la province britannique de l'impasse politique liée aux dispositions post-Brexit.

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James Cleverly doit rencontrer mercredi les responsables politiques locaux en Irlande du Nord [lev radin / Shutterstock]

Le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly doit rencontrer mercredi (11 janvier) les responsables politiques locaux en Irlande du Nord pour tenter de sortir la province britannique de l’impasse politique liée aux dispositions post-Brexit.

Accompagné du ministre chargé de la province britannique au sein du gouvernement de Rishi Sunak, Chris Heaton-Harris, James Cleverly doit à la fois évoquer les problèmes créés par le protocole nord-irlandais qui introduit des contrôles sur les marchandises en provenance de Grande-Bretagne, et la volonté de Londres de résoudre le blocage politique local.

Les institutions de la province sont boycottées depuis près d’un an par les unionistes du parti ultra-conservateur DUP, qui voient dans le protocole une menace sur la place de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni et demandent son abandon ou à tout le moins de profondes modifications.

Londres a menacé de convoquer des élections locales faute de sortie de la paralysie actuelle d’ici au 19 janvier, même si le gouvernement peut en théorie repousser cette date-butoir.

« J’écoute les préoccupations de la population et des entreprises en Irlande du Nord et je suis tout à fait conscient que la situation actuelle ne fonctionne pas », a déclaré James Cleverly dans un communiqué, soulignant la nécessité de résoudre ces problèmes qui mettent à mal « la place de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni ».

Conçu à la fois pour protéger le marché unique européen tout en évitant le retour d’une frontière dure qui risquerait de fragiliser la paix conclue en 1998 après trois décennies de violences (3 500 morts), le protocole nord-irlandais crée de fait une frontière douanière au sein du Royaume-Uni.

A l’issue d’un entretien à Londres, James Cleverly et le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic ont annoncé lundi des progrès « sur la question spécifique de l’accès de l’UE aux systèmes informatiques » britanniques, semblant suggérer une volonté de progresser sur des questions concrètes après des mois d’impasse.

Une avancée qualifiée de « prérequis critique pour construire la confiance » dans un communiqué commun. Un nouveau point est prévu le 16 janvier.

A Bruxelles mardi, le chef de la diplomatie irlandais Micheal Martin s’est félicité d’un « nouvel élan positif » dans les discussions pour résoudre ce contentieux.