Le Conseil divisé à propos de la Turquie [FR]

Le Conseil a tenu un débat sur la stratégie d'élargissement de l'UE le 13 novembre 2006. Les Etats membres restent divisés sur l'éventuelle suspension des négociations avec la Turquie.

Le Conseil a tenu un débat sur la stratégie d’élargissement de l’UE le 13 novembre 2006. Les Etats membres restent divisés sur l’éventuelle suspension des négociations avec la Turquie.

Les ministres européens des affaires étrangères ont débattu du rapport de suivi de la Commission sur la Turquie. Certains Etats membres veulent éviter une suspension totale des négociations, comme le Royaume-Uni ou l’Irlande, tandis que d’autres comme la France, l’Autriche, la Grèce et Chypre demandent une approche plus ferme. 

Peu avant la réunion du 13 novembre 2006, le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, le négociateur en chef pour la Turquie, Ali Babacan, et l’ancien ambassadeur américain pour les Nations unies et envoyé spécial pour Chypre, Richard Holbrooke, se sont réunis dans le cadre d’une conférence organisée par le German Marshall Fund des Etats-Unis.

M. Rehn a indiqué qu’il était possible d’éviter un « déraillement du train » si les réformes en Turquie progressaient et si le conflit chypriote était résolu. Selon lui, « l’Europe sous-estime souvent l’importance de la Turquie comme ‘ancre de stabilité’ et la Turquie semble surestimer son importance stratégique. »

R. Holbrooke  a répondu qu’il était impossible de surestimer l’importance stratégique de la Turquie et a souligné que selon lui, le rapport de suivi de la Commission aurait dû être beaucoup plus positif. « La Turquie mérite bien plus de considération », estime-t-il.

Le négociateur en chef pour la Turquie s’est montré réservé sur l’approche de l’UE pour tenter de résoudre le conflit chypriote et a précisé que l’UE ne pouvait être objective puisque Chypre était désormais membre. Il a également ajouté qu’une pause dans les négociations d’adhésion pourrait avoir « d’importantes conséquences négatives ».