Le dirigeant du PSE propose une solution à la crise grecque

Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti des socialistes européens (PSE), affirme qu'un « simple mécanisme » pourrait résoudre les problèmes de la Grèce qui, selon lui, « prend les bonnes décisions » mais est écrasée sous le poids des dépenses incroyablement élevées pour les intérêts de ses prêts.

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Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti des socialistes européens (PSE), affirme qu'un « simple mécanisme » pourrait résoudre les problèmes de la Grèce qui, selon lui, « prend les bonnes décisions » mais est écrasée sous le poids des dépenses incroyablement élevées pour les intérêts de ses prêts.

Se confiant à EURACTIV lors d’un entretien exclusif après son retour d’une visite en Grèce, M. Rasmussen a déclaré que ce que George Papandreou, le premier ministre socialiste du pays, mettait en œuvre pour combattre la crise avait été « trop sous-estimé ou perçu de manière inexacte ».

« Il fait ce qu’il faut. Le problème est que les dépenses pour les intérêts des prêts sont simplement trop élevées », a insisté M. Rasmussen, rejetant l’opinion prédominante des ministres des finances de la zone euro qui jugent que le gouvernement grec ne tient pas ses engagements.

M. Rasmussen a déclaré que la solution au problème grec consistait à « rétro-profiler » la dette. Dans le cadre d’un tel mécanisme, une extension de la période de remboursement serait combinée à une baisse du taux d’intérêt pour l’échange d’obligations, à l’aide d’un mécanisme européen de garantie qui ne coûterait rien aux partenaires européens de la Grèce, a-t-il argué.

« D’abord, il faut une extension importante de la période de remboursement des prêts grecs. Ensuite, il faut un taux d’intérêt inférieur. Enfin, il faut qu’elle soit davantage liée à un véritable mécanisme européen », a-t-il affirmé.

M. Rasmussen a argué que sa proposition permettrait d'éviter une situation dans laquelle les banques qui ont acheté les obligations grecques seraient confrontées à des difficultés dans le cadre d’une autre décote. « Rétro-profiler » la dette grecque améliorerait la situation pour tout le monde, « pas seulement pour la Grèce mais également pour les banques et la stabilité de l’ensemble du système », a-t-il déclaré.

Sur le fait que les citoyens de nombreux Etats, et pas seulement en Grèce, considèrent que les mesures d’austérité qui leur sont imposées sont injustes, avec l’impression que c’est le peuple qui paye le prix des erreurs des banques ou des spéculateurs, M. Rasmussen a défendu l’idée de mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF) ainsi que sur les activités financières (TAF).

Ces deux propositions sont à l’agenda de l’UE depuis un moment mais n'ont pas encore été mises en place. « Ce sont les institutions financières qui ont engendré ces crises. Pas monsieur tout le monde. Il est désormais temps pour les institutions financières de contribuer à la sortie de la crise », a déclaré M. Rasmussen.

Le PES estime qu’une taxe de 0,05 % sur chaque transaction effectuée par les banques européennes, les fonds spéculatifs, les fonds de capital-investissement ou les banques d’investissement pourrait générer jusqu’à 260 milliards d’euros de revenus par an.

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