Le Kazakhstan rejette les critiques des observateurs internationaux sur la présidentielle
Le Kazakhstan a rejeté les conclusions des observateurs internationaux de l'OSCE, qui avaient dénoncé lundi l'absence de concurrence lors de la présidentielle dans le plus grand pays d'Asie centrale, où le sortant Kassym-Jomart Tokaïev a été réélu avec plus de 80 % des voix.
Le Kazakhstan a rejeté les conclusions des observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui avaient dénoncé lundi l’absence de concurrence lors de la présidentielle dans le plus grand pays d’Asie centrale, où le sortant Kassym-Jomart Tokaïev a été réélu avec plus de 80 % des voix.
Selon des résultats définitifs publiés mardi (22 novembre) de ce scrutin anticipé, le président Kassym-Jomart Tokaïev, au pouvoir depuis 2019, a été réélu avec 81,31 % des voix.
Aucun de ses cinq opposants n’a dépassé les 3,42 % et l’option de vote « contre tous », nouveauté de ce scrutin, est arrivée en deuxième position, séduisant 5,8 % des électeurs.
Le ministère kazakh des Affaires étrangères a critiqué lundi soir (21 novembre) dans un communiqué le « manque d’objectivité » du rapport de l’OSCE et ses « conclusions biaisées, témoignant d’une absence totale de volonté de reconnaître l’évolution de la situation interne ».
Astana a également regretté les « allégations infondées et non confirmées » du rapport.
L’OSCE avait notamment déploré « l’absence de véritable concurrence », le « choix limité des électeurs » et la « restriction des libertés fondamentales, limitant l’espace pour les voix critiques ».
L’Union européenne (UE) a appelé dans un communiqué lundi le Kazakhstan à « accroître le pluralisme politique et la participation des citoyens à la vie politique » et à « mettre en œuvre les recommandations de l’OSCE ».
Bruxelles a néanmoins « salué les réformes sociales, politiques et économiques » du Kazakhstan, dont elle est le premier partenaire économique.
M. Tokaïev a fait campagne pour un « Nouveau Kazakhstan » plus juste et moins corrompu après trois décennies passées sous la coupe de l’omnipotent Noursoultan Nazarbaïev.
Mais M. Tokaïev, longtemps considéré comme l’homme de main de son prédécesseur, n’a pas pour autant laissé émerger la moindre opposition, affrontant des inconnus à la présidentielle.
En janvier, le pays a plongé dans le chaos lorsque des manifestations contre la vie chère ont dégénéré en émeutes, avant d’être brutalement réprimées, faisant 238 morts.