Le leader de l’opposition espagnole Alberto Nùnez Feijòo approuve la stratégie migratoire de Giorgia Meloni

Le leader du Partido Popular, Alberto Nùnez Feijòo, a rencontré la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Rome, et a fait l’éloge de sa politique migratoire, qui privilégie l’arrêt des bateaux quittant la Tunisie et la Libye et la mise en place de centres de rapatriement en Albanie.

EURACTIV Italie
Pedro Sanchez re-elected as prime minister in Spain
Alberto Nùnez Feijòo a rencontré Giorgia Meloni et s’est exprimé lors d’une conférence de presse à l’Association de la presse étrangère aux côtés du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, membre du Parti populaire européen (PPE), jeudi 19 septembre. [EPA-EFE/RODRIGO JIMENEZ]

Le leader du Partido Popular, Alberto Nùnez Feijòo, a rencontré la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Rome jeudi 19 septembre, et a fait l’éloge de sa politique migratoire. Celle-ci privilégie l’arrêt des bateaux quittant la Tunisie et la Libye et la mise en place de centres de rapatriement en Albanie.

Alberto Nùnez Feijòo a rencontré Giorgia Meloni et s’est exprimé lors d’une conférence de presse à l’Association de la presse étrangère aux côtés du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, membre du Parti populaire européen (PPE), jeudi 19 septembre.

« L’approche italienne de la lutte contre l’immigration clandestine est efficace, celle de l’Espagne ne l’est pas », a annoncé le chef de l’opposition espagnole, saluant la stratégie italienne comme un modèle à suivre.

« Nous devons mettre fin aux réseaux de trafic d’êtres humains et promouvoir l’immigration légale », a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs noté que le nombre d’arrivées d’exilés en situation irrégulière en Italie a chuté de 60 % au cours de l’année écoulée, alors que l’Espagne a connu une augmentation de 60 %.

La visite du leader du PP en Italie fait partie d’un effort plus large visant à obtenir un soutien européen pour sa récente proposition d’une « Alliance européenne » contre l’immigration irrégulière. Son objectif est d’encourager l’Union européenne à s’impliquer davantage dans la lutte contre l’immigration, en particulier à l’heure où l’Allemagne ferme ses frontières.

L’un des éléments clés de la politique italienne, récemment saluée par le leader travailliste britannique Keir Starmer, est l’externalisation du traitement des demandes d’asile vers des pays tiers, dans le cas de l’Italie vers l’Albanie.

En vertu de cet accord, les exilés secourus en Méditerranée seront temporairement hébergés en Albanie pendant l’examen de leur demande d’asile. Deux centres d’identification et d’accueil devraient ouvrir dans les semaines à venir, avec une capacité d’accueil de 3 000 personnes par mois, soit 36 000 par an.

Cependant, des organisations de défense des droits humains telles qu’Amnesty International ont critiqué ce plan, le qualifiant de système de « détention illégale ». L’Union européenne, quant à elle, a indiqué que l’accord était juridiquement valable.

La politique migratoire de Giorgia Meloni a reçu un soutien bipartisan inattendu de la part de dirigeants tels que Keir Starmer et Alberto Nùnez Feijòo, qui soulignent la réduction significative des arrivées d’exilés en Italie. Selon les données provisoires de Frontex, les traversées irrégulières sur la route de la Méditerranée centrale vers l’Italie ont chuté de 64 % au cours des huit premiers mois de cette année, par rapport à 2023 — une année record pour cette route.

S’il n’est pas certain que cette baisse soit uniquement due à la politique de la Première ministre italienne, cette tendance contraste fortement avec la situation dans les îles Canaries en Espagne et en Grèce, où les arrivées d’exilés ont respectivement augmenté de 123 % et de 39 %.