Le Maire juge « obsolètes » les règles européennes sur la dette publique
Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a jugé dimanche (16 janvier) « obsolètes » les règles européennes encadrant la dette publique des États membres, dans un entretien à sept journaux européens dont Les Échos.
Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a jugé dimanche (16 janvier) « obsolètes » les règles européennes encadrant la dette publique des États membres, dans un entretien à sept journaux européens dont Les Échos.
Le Pacte de stabilité et de croissance « dans son ensemble n’est pas obsolète, mais la règle de la dette publique l’est », fait-il valoir alors que la France a pris le 1er janvier, pour six mois, la présidence du Conseil de l’Union européenne.
En vertu de cette règle, la dette publique des États membres ne doit pas dépasser 60 % de leur PIB et leur déficit ne peut pas excéder 3 % de leur PIB.
« Avant la crise, il y avait un écart de près de 40 points de PIB entre les membres les plus et les moins endettés de la zone euro. Il y a maintenant un écart de plus de 100 % entre eux », constate Bruno Le Maire.
Pour réformer le Pacte, « il y a plusieurs propositions sur la table, notamment celle d’avoir des calendriers et des objectifs différents pour chaque pays », explique le ministre.
« D’autres mettent en avant le concept (…) selon lequel il devrait appartenir aux États membres de définir les étapes et les changements nécessaires à leurs politiques économiques, qui leur permettraient de revenir à des finances saines », une piste « intéressante » pour Bruno Le Maire.
In fine, il faudra « trouver le bon équilibre entre les investissements nécessaires pour relever les défis du XXIème siècle et la nécessité de revenir à des finances publiques saines. »
Dans cet entretien, celui qui est chargé de la Relance au sein de l’exécutif français dit espérer se débarrasser de « toutes les restrictions sanitaires » liées à la pandémie de Covid-19 d’ici à la fin de l’année.
« Maintenant que nous sortons de la crise, nous devons bien sûr mettre fin au “quoi qu’il en coûte” pour adopter une approche sur mesure, soutenir les derniers secteurs qui souffrent encore des conséquences de la crise », affirme-t-il.
« J’espère que, d’ici la fin 2022, nous nous débarrasserons de toutes les restrictions sanitaires et mettrons fin au soutien financier à tout secteur » de l’économie, a ajouté Bruno Le Maire.
Face à la progression rapide du variant Omicron sur le territoire national, l’exécutif a renforcé les restrictions sanitaires fin décembre, notamment en réintroduisant des jauges pour les grands évènements et en encourageant le recours au télétravail au minimum trois jours par semaine.