Le nouveau gouvernement nommé « dans les prochaines heures »
Après les élections législatives qui ont livré à Emmanuel Macron et Élisabeth Borne une majorité relative et après les consultations avec les oppositions, un remaniement du gouvernement est attendu lundi (4 juillet).
Après les élections législatives qui ont livré à Emmanuel Macron et Élisabeth Borne une majorité relative et après les consultations avec les oppositions, un remaniement du gouvernement est attendu lundi (4 juillet).
Alors qu’Élisabeth Borne, Première ministre, prononcera son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale fraîchement élue mercredi (6 juillet), le gouvernement doit être « dans les prochaines heures », a indiqué Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale.
Il s’agit notamment de remplacer les ministres battues aux élections législatives et démissionnaires, Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Benin (Mer).
Le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et du Handicap Damien Abad, accusé de viol, pourrait aussi être remplacé à l’occasion de ce gouvernement, bien qu’il ait été largement réélu député.
Le ministère des Outre-Mer est vacant, après que Yaël Braun-Pivet a été élue présidente de l’Assemblée nationale mardi (28 juin).
En plus des remplacements, l’équipe gouvernementale devrait s’élargir pour attribuer des portefeuilles qui ne l’étaient pas jusqu’ici, comme le Logement, les Transports, le Tourisme, et le Numérique par exemple.
Ces derniers jours, le camp présidentiel s’est dit ouvert à gouverner ou à travailler sur les textes au cas par cas avec les partis non extrêmes et ayant déjà été des forces de gouvernement.
Des critères qui excluent, selon le parti de M. Macron, l’extrême droite de Marine Le Pen (Rassemblement national) et la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).
Ainsi, des personnalités de la droite, des écologistes, des socialistes ou des communistes pourraient être nommées dans la tentative d’élargir la majorité en soutien du gouvernement, qui n’est à ce stade que relative.
Mais il ne s’agirait — pour le moment — que de ralliements personnels, car les oppositions ont écarté la possibilité d’un pacte de gouvernement ou d’une coalition avec le parti d’Emmanuel Macron.