Le parti au pouvoir en Slovaquie rejoint les rangs des socialistes européens [FR]

Le parti au pouvoir du premier ministre Robert Fico, « Smer-Social Démocratie », a été accepté en tant que membre à part entière du Parti des socialistes européens (PSE) mardi (8 décembre), malgré le vote d’opposition des délégués belges et hongrois. Un reportage d’EURACTIV Hongrie.

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Le parti au pouvoir du premier ministre Robert Fico, « Smer-Social Démocratie », a été accepté en tant que membre à part entière du Parti des socialistes européens (PSE) mardi (8 décembre), malgré le vote d’opposition des délégués belges et hongrois. Un reportage d’EURACTIV Hongrie.

Le Congrès des socialistes européens, qui s’est tenu à Prague les 7 et 8 décembre, a finalisé le processus d’intégration de Smer-SD au sein du PSE.

Cette décision fait suite à celle prise en février de relancer les négociations d’adhésion de Smer-SD, qui avaient été gelées en raison de la coalition controversée de cette formation avec le Parti nationaliste slovaque (SNS), accusé de xénophobie.

Lors du vote final, 93 % des délégués ont soutenu l’alliance de Smer-SD avec la famille sociale-démocrate européenne. Toutefois, les parties belge et hongroise ont voté contre ce rattachement, affirmant que l’alliance gouvernementale slovaque avec le SNS était inacceptable car promouvant des vues extrémistes et xénophobes (voir « Contexte »).

La plupart des observateurs sont d’accord pour dire que les socialistes européens ont traité la question de Smer-SD de manière pragmatique. Smer-SD est l’un des rares partis socio-démocrates en Europe dont la popularité est à la hausse malgré son appartenance au gouvernement, notent les observateurs. D’autant plus que Smer a toutes les chances de remporter les prochaines élections générales en Slovaquie, qui doivent se tenir en juin 2010, et de former un nouveau gouvernement.

Dans ce contexte, le PSE en est arrivé à la conclusion qu’excepté les commentaires inappropriés du dirigeant du SNS Jan Slota concernant les minorités rom et hongroise, aucune tendance troublante au niveau officiel n’avait été identifiée.

D’un point de vue pratique, pas grand-chose ne changera pour Smer-SD après le Congrès de Prague, puisque ce parti a déjà pris part pleinement au travail et aux activités du PSE, expliquent les analystes.

Cependant, cette décision devrait aider M. Fico sur la scène intérieure, où il peut maintenant se prévaloir du fait que son parti a reçu une acceptation internationale pleine et entière de la seconde famille politique européenne.

En réalité, de nombreux socialistes européens préféreraient clairement que le SNS soit exclu d’un second gouvernement Fico. Hannes Swoboda, un Autrichien vice-président du groupe S&D au Parlement européen, a déclaré dans un entretien avec Hospodárske noviny qu’il considérait cette coalition avec le SNS comme étant contre les principes de la social-démocratie.

Smer devrait tirer avantage de chaque opportunité raisonnable pour créer une coalition gouvernementale différente, a-t-il dit.