Le premier ministre espagnol prépare son galop d’essai diplomatique
Nicolas Sarkozy se rendra à Madrid la semaine prochaine. Cette visite pourrait précéder celle de Helle Thorning-Schmidt, chef du gouvernement danois actuellement en charge de la présidence de l’UE.
Nicolas Sarkozy se rendra à Madrid la semaine prochaine. Cette visite pourrait précéder celle de Helle Thorning-Schmidt, chef du gouvernement danois actuellement en charge de la présidence de l’UE.
Mariano Rajoy vit à l’ombre des médias. Après son élection, le 20 novembre, le nouveau premier ministre conservateur espagnol a pris possession de la Moncloa (siège de l’exécutif espagnol) en décembre dernier sans accorder depuis de conférence de presse.
La fin de la violence
Fait original, la toute première, programmée le 16 janvier, sera franco-espagnole. Le dirigeant a en effet décidé d’apparaître en compagnie de Nicolas Sarkozy, selon une information rapportée par Europa press.
L’événement promet d’être hautement protocolaire, puisque le président français sera décoré par le Roi d’Espagne… En novembre dernier, le monarque Juan Carlos avait en effet annoncé qu’il lui remettrait une « toison d’or », un insigne chevaleresque accordé en échange de sa lutte contre l’organisation terroriste ETA. Responsable de la mort de plus de 800 personnes, l’organisation a définitivement renoncé aux armes l’an dernier.
Austérité
L’agenda de Mariano Rajoy, qui prévoit également une rencontre avec Herman Van Rompuy le 17 janvier, pourrait être complété par la visite de Helle Thorning-Schmidt, première ministre danoise. Là encore, le dirigeant espagnol envisage, selon Europa press, d’organiser une conférence de presse conjointe avec la dirigeante social-démocrate.
Ces rendez-vous européens interviennent dans un contexte très tendu pour l’Espagne. Selon l’organisation Funcas (caisses d’épargne espagnoles), le déficit du pays pourrait atteindre 8% en 2011, contre 6% initialement prévu. Pour ramener le déficit à 4,4% cette année, 40 milliards d’euros de coupes budgétaires seraient nécessaires. En 2010, l’ex-dirigeant socialiste José Luis Zapatero avait déjà fait adopter un plan d’austérité de 50 milliards d’euros sur trois ans.