Le Premier ministre finlandais laisse la porte ouverte à de nouveaux membres [FR]

Dans son premier discours au Parlement européen en tant que président du Conseil, le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, a laissé ouvertes les perspectives d'adhésion de nouveaux pays à l'Union. Un récent sondage indique pourtant qu'un nombre croissant de citoyens européens ne partage pas son avis.

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Dans son premier discours au Parlement européen en tant que président du Conseil, le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, a laissé ouvertes les perspectives d’adhésion de nouveaux pays à l’Union. Un récent sondage indique pourtant qu’un nombre croissant de citoyens européens ne partage pas son avis.

Le 5 juillet 2006, le Premier ministre Vanhanen a présenté aux députés européens les priorités de la Présidence finlandaise. Il a de nouveau souligné que l’élargissement avait été jusqu’ici un succès et que l’UE devait laisser la porte ouverte à de nouveaux membres. Durant la Présidence finlandaise, la date définitive de l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie devrait être fixée. Selon le Premier ministre, les négociations d’adhésion de la Turquie et de la Croatie « vont se poursuivre » et les Finlandais « soutiendront également les aspirations européennes des pays des Balkans occidentaux ».

Bien que les dirigeants européens continuent de saluer le « succès de l’élargissement », les citoyens européens semblent ne plus l’entendre de cette oreille. Le dernier Eurobaromètre présenté ce 6 juillet 2006 indique que 42% (+3%) d’entre eux rejettent l’idée d’un nouvel élargissement alors qu’ils ne sont plus que 45% à la soutenir, soit une baisse de 5 points. En Allemagne, en France, en Autriche et même en Finlande, pas moins de 6 personnes sur 10 ne souhaitent pas voir l’UE s’élargir de nouveau.

M. Vanhanen a également fait référence à la discussion qui a eu lieu lors du Conseil de juin sur la « capacité d’absorption » de l’UE. Il s’est déclaré « particulièrement satisfait du fait que la capacité d’absorption de l’Union européenne n’a pas été fixée comme  nouveau critère d’adhésion. Il ne faut pas fixer de nouveaux critères d’adhésion aux pays candidats et il faut absolument s’en tenir aux critères existants. »