Le Royaume-Uni dénonce la condamnation d’un journaliste britannico-russe de l’opposition
Le Royaume-Uni continuera à soutenir le journaliste britannico-russe qui a dénoncé l’invasion de l’Ukraine par la Russie et qui purge une peine de 25 ans de prison pour trahison, et demande sa libération immédiate, a déclaré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères.
Le Royaume-Uni continuera à soutenir Vladimir Kara-Murza, le journaliste britannico-russe qui a dénoncé l’invasion de l’Ukraine par la Russie et qui purge une peine de 25 ans de prison pour trahison, et demande sa libération immédiate, a déclaré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly.
Le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement a convoqué l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni, M. Andrey Kelin, à la suite de la condamnation à des fins politiques de Vladimir Kara-Murza, qui possède la double nationalité, par un tribunal moscovite lundi 17 avril.
« Le manque d’engagement de la Russie à protéger les droits de l’homme fondamentaux, y compris la liberté d’expression, est alarmant. Nous continuons d’exhorter la Russie à respecter ses obligations internationales, y compris le droit de Vladimir Kara-Murza à des soins de santé appropriés », a déclaré M. Cleverly.
Le Royaume-Uni a déjà sanctionné le juge qui a présidé le procès pour son implication antérieure dans des violations des droits de l’homme et envisage d’autres mesures pour demander des comptes aux personnes impliquées dans l’emprisonnement et les mauvais traitements infligés à Vladimir Kara-Murza, selon un communiqué de presse du ministère britannique des Affaires étrangères.
M. Kara-Murza a été reconnu coupable de trahison pour avoir diffusé de « fausses » informations sur l’armée russe et pour avoir été affilié à une « organisation indésirable », selon un journaliste de l’AFP présent au tribunal de Moscou au moment du verdict. Le journaliste a déjà été victime de deux tentatives d’empoisonnement.
L’UE a également condamné la Russie pour avoir condamné M. Kara-Murza à 25 ans de prison sur la base d’« accusations politiquement motivées ».
« La décision scandaleusement sévère rendue aujourd’hui par le tribunal démontre une fois de plus l’utilisation abusive du pouvoir judiciaire à des fins politiques pour faire pression sur les militants, les défenseurs des droits de l’homme et toutes les voix qui s’opposent à la guerre d’agression illégitime menée par la Russie contre l’Ukraine », a déclaré Josep Borrell, responsable des Affaires étrangères de l’Union européenne.
« Je rends hommage à M. Kara-Murza et à sa famille, notamment à sa femme Evgenia et à son engagement sans faille pour défendre la cause de son mari sur la scène internationale. Le Royaume-Uni continuera à les soutenir et à demander la libération immédiate de M. Kara-Murza », a déclaré M. Cleverly.