Le Royaume-Uni rejoint la France et l’Allemagne pour soutenir la Belgique face aux incursions de drones
Le Royaume-Uni a annoncé dimanche 9 novembre l’envoi en Belgique d’une équipe spécialisée dans la défense anti-drones, après une série d’incursions de drones au-dessus d’un aéroport et de sites militaires dans le pays.
À Bruxelles — siège des institutions de l’UE et de l’OTAN — le principal aéroport du pays a dû fermer à trois reprises en l’espace d’une semaine après la détection d’engins non identifiés à proximité, tandis que d’autres appareils ont été repérés au-dessus de bases militaires sensibles, où sont notamment stationnés des bombardiers nucléaires et des avions de chasse F-35.
Ces récentes observations en Belgique s’ajoutent à une série d’incidents similaires dans plusieurs autres pays européens, relançant les interrogations sur la vulnérabilité du continent face aux menaces sécuritaires d’urgence.
Si l’origine des drones reste incertaine, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a indiqué samedi 8 novembre que la Russie était un « suspect plausible », bien que les services de sécurité enquêtent sur toutes les possibilités.
En réponse, le ministre a présenté un plan de 50 millions d’euros pour la défense contre les drones lourds et a demandé l’aide des pays voisins de la Belgique.
Le Royaume-Uni aidera la Belgique en fournissant son « équipement » et ses « capacités », qui sont déjà en cours de déploiement, a déclaré le maréchal de l’air Sir Richard Knighton dans une interview accordée à la BBC.
La Belgique a demandé de l’aide « pour suivre et éventuellement détruire les drones », a-t-il expliqué plus tard sur Sky News, sans préciser le type d’équipement déployé ni le nombre de personnes impliquées.
Le Royaume-Uni est le troisième pays, après la France et l’Allemagne, à s’engager publiquement à envoyer une équipe anti-drones.