Le sommet UE-Russie aura bien lieu malgré les tensions [FR]
Le 18 mai prochain, une délégation de dirigeants européens, menée par la chancelière allemande A. Merkel, rencontrera le président russe, V. Poutine afin d'aborder des dossiers comme la coopération énergétique ou des questions de politique étrangère plus vastes incluant l'Iran et le Kosovo.
Le 18 mai prochain, une délégation de dirigeants européens, menée par la chancelière allemande A. Merkel, rencontrera le président russe, V. Poutine afin d’aborder des dossiers comme la coopération énergétique ou des questions de politique étrangère plus vastes incluant l’Iran et le Kosovo.
Se tenant habituellement deux fois par an, les Sommets UE-Russie constituent un forum de discussion pour aborder des questions bilatérales, la plus importante touche à la coopération stratégique dans le domaine de l’énergie. L’UE, qui importe 50% de ses ressources en énergie, la majeure partie en provenance de Russie, souhaite promouvoir la sécurité énergétique du continent européen en instaurant des relations plus étroites entre la Russie et l’UE au sein desquelles toutes les questions d’intérêt mutuel dans le domaine de l’énergie pourront être évoquées, tout en garantissant dans le même temps, la poursuite des politiques d’ouverture et d’intégration des marchés énergétiques ».
La Pologne avait menacé d’opposer son veto au Sommet à propos d’un différend sur la viande polonaise sans toutefois faire de déclaration officielle depuis lors.
La Russie ne tient guère à soumettre son marché énergétique à l’influence extérieure et à lui appliquer une plus grande transparence. De même, elle semble peu pressée d’offrir à l’UE davantage de garanties en matière d’approvisionnement énergétique. Ce comportement inquiète l’UE, sachant que la Russie a déjà montré sa propension à utiliser ses immenses réserves de gaz naturel et sa position de force en matière énergétique commeun outil de coercition diplomatique, comme en janvier 2006 lorsqu’elle a privé l’Ukraine de son approvisionnement en gaz, sur des motifs apparemment juridiques.
La Russie a toutefois besoin des investissements européens pour moderniser oléoducs et autres infrastructures, et se trouve en plein milieu d’un processus d’adhésion à l’OMC.
Plus tôt ce mois-ci, des spéculations portant sur un éventuel veto de la part de l’UE envers la candidature russe à l’OMC, en m’absence d’amélioration des relations, ont eu bon train (EURACTIV 07/05/07).
En sus du différend sur la viande polonaise, d’autres dossiers assombrissent la perspective du Sommet, à savoir une querelle portant sur le déplacement d’un mémorial de guerre russe du centre de la capitale estonienne vers la périphérie de la ville ainsi que les violente répressions menées par la police russe à l’encontre de manifestations pacifiques anti-Kremlin en avril 2007.