Le soutien aux partis d’extrême droite espagnols monte en flèche, selon un sondage

Selon un sondage publié mardi 7 janvier, les deux principaux partis d’extrême droite espagnols, Vox et SALF, bénéficient du soutien d’un électeur sur six, tandis que le PSOE du Premier ministre Pedro Sánchez est en dessous de la barre des 30 %.

EFE avec EURACTIV.com
Conservative Political Action Conference CPAC 2024 at National Harbor
Des partisans écoutent Santiago Abascal, dirigeant du parti d'extrême droite VOX d'Espagne, s'exprimer lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) 2024 à National Harbor, Maryland, États-Unis, le 23 février 2024. [EPA-EFE/MICHAEL REYNOLDS]

Selon un sondage publié mardi 7 janvier, les deux principaux partis d’extrême droite espagnols, Vox et SALF, bénéficient du soutien d’un électeur sur six, tandis que le PSOE du Premier ministre Pedro Sánchez est en dessous de la barre des 30 %.

Selon le sondage réalisé par 40 dB pour El País et la station de radio cadena SER, publié mardi, la droite et l’extrême droite, à savoir le Partido Popular, Vox et SALF, sont en meilleure position que la gauche, actuellement représentée par le PSOE, son allié au sein du gouvernement Sumar, et d’autres petits partis progressistes, dont Podemos.

Selon l’étude, le Partido Popular de droite connaît, pour la première fois, le même pourcentage que lors des élections de 2023 (33 %), bien que Vox, troisième force du parlement espagnol, ait vu ses estimations de vote augmenter pendant trois mois consécutifs.

De son côté, le SALF (CRE), dirigé par le controversé Alvise Pérez, qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour avoir prétendument financé illégalement la campagne électorale européenne du SALF, obtiendrait 2,4 % des voix si les élections avaient lieu aujourd’hui.

Selon l’étude, si le SALF unissait ses forces à celles de Vox, les deux partis d’extrême droite recueilleraient 16 % des voix.

Le PSOE, qui gouverne au sein d’une coalition fragile avec Sumar et avec le soutien des séparatistes catalans et basques, perdrait le seuil symbolique des 30 % et obtiendrait 29,5 % des voix, soit 2,2 points de moins qu’en 2023.

De tous les partis de gauche au parlement, Sumar perdrait 7,3 points par rapport à 2023, soit la plus forte baisse par rapport aux autres partis. Son ancien allié Podemos, en revanche, gagnerait 4 % de soutien, selon le sondage.

Parallèlement, la somme du reste des partis qui soutiennent Pedro Sánchez et garantissent au Premier ministre une stabilité parlementaire recevrait 6,6 % de soutien, soit quatre dixièmes de moins qu’aux élections de 2023.

Il s’agit du parti séparatiste catalan de droite JxCat (Ensemble pour la Caralogne) de l’ancien président régional Carles Puigdemont, de son rival de gauche ERC (Gauche républicaine de Catalogne), des deux principaux partis indépendantistes basques EH Bildu et PNV (Parti nationaliste basque), du BNG (Parti nationaliste galicien) et du parti régional des îles Canaries, Coalición Canaria.

D’autre part, le sondage révèle également que la majorité des citoyens interrogés ont une image négative du gouvernement, bien qu’ils considèrent le PSOE comme le parti le mieux à même de relever les défis futurs du pays.

Plus de 71 % des personnes interrogées pensent que la coalition est instable ou divisée sur de nombreuses questions litigieuses de l’agenda politique du pays, tandis que 69 % estiment que l’exécutif progressiste a tendance à ne pas tenir ses promesses.

Par ailleurs, 48 % des personnes sondées estiment que la coalition de gauche favorise principalement les grandes entreprises et 43 % pensent que le gouvernement favorise les revenus plus élevés.

Malgré les critiques, l’enquête montre qu’une majorité de citoyens pensent que l’alliance PSOE-Sumar est la plus bénéfique pour le pays.

Si 21,6 % préfèrent que la coalition de gauche gouverne, 17,3 % préféreraient voir une coalition entre le Partido Popular, Vox et le SALF au pouvoir.