Les Chambres de commerce grecque et turque souhaitent une solution politique rapide au conflit chypr

Sur l'île divisée de Chypre, les milieux d'affaires grec et turc pourraient être confrontés à diverses difficultés économiques et considèrent qu'il faut trouver rapidement un accord négocié. EURACTIV a interviewé les présidents des Chambres de commerce grecque et turque.

Sur l’île divisée de Chypre, les milieux d’affaires grec et turc pourraient être confrontés à diverses difficultés économiques et considèrent qu’il faut trouver rapidement un accord négocié. EURACTIV a interviewé les présidents des Chambres de commerce grecque et turque.

La division de l’île de Chypre, qui dure depuis des décennnies, et l’échec perpétuel des communautés grecque et turque à trouver une solution négociée acceptable pour les deux parties a donné lieu à une situation dans laquelle les questions économiques pourraient finir par prendre le dessus sur celles politiques. Les deux communautés pourraient devenir concurrents dans le domaine économique et leurs visions économiques semblent différentes. 

Dans la république de Chypre, qui est membre de l’UE depuis mai 2004, la principale inquiétude de la population au niveau économique est l’inflation, qui a augmenté de 2,25% en janvier 2006 par rapport à janvier 2005. Lors d’un récent sondage Eurobaromètre, environ 44% des personnes interrogées ont identifié l’inflation comme le principal problème auquel le pays est confronté. 

Le même sondage a révélé que la principale préoccupation des Chypriotes turcs était l’emploi. 

En général, les Chypriotes grecs sont de plus en plus préoccupés par l’avenir de leur économie nationale. Le sondage Eurobaromètre a révélé que près de 60% des personnes interrogées dans la république de Chypre s’attendent à ce que la situation économique générale de leur pays s’aggrave en 2006, seuls 14% prévoyant des progrès dans ce domaine. 

Dans la communauté chypriote turque, 41% de la population pense que les perspectives économiques pour 2006 sont bonnes. 

Environ 60% des Chypriotes grecs considèrent que l’adhésion de leur pays à l’UE ne leur a pas profité, ce qui contraste de nouveau avec les Chypriote turcs, où 72% d’entre eux considèrent l’UE comme une « bonne chose ». 

Concernant la perspective d’adhésion de la Turquie à l’UE, 80% des Chypriotes grecs s’y opposent, contre 86% des Chypriotes turcs qui la soutiennent.