Les dirigeants du G7 espèrent toujours une solution diplomatique au Moyen-Orient, selon l’Italie

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a convoqué d’urgence une conférence téléphonique avec les dirigeants du G7 mercredi 2 octobre en réponse à l’escalade du conflit  au Moyen-Orient, qui a débouché sur une condamnation ferme de l’attaque de l’Iran contre Israël.

EURACTIV Italie
Israel conducts ‘a precise strike’ on Beirut
Bâtiments endommagés à Dahieh, une banlieue sud contrôlée par le Hezbollah, Beyrouth, Liban, 02 octobre 2024. [ EPA-EFE/JOAO RELVAS]

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a convoqué d’urgence une conférence téléphonique avec les dirigeants du G7 mercredi 2 octobre en réponse à l’escalade du conflit  au Moyen-Orient, qui a débouché sur une condamnation ferme de l’attaque de l’Iran contre Israël.

Une solution diplomatique à la crise au Moyen-Orient est encore possible, selon le Groupe des sept qui a échangé lors d’une conférence téléphonique à l’initiative de la Première ministre et présidente en exercice du G7, Giorgia Meloni, mercredi 2 octobre, selon un communiqué du Palazzo Chigi.

Les dirigeants ont convenu de travailler ensemble pour atténuer les tensions régionales, en commençant par la mise en œuvre de la résolution 2735 de l’ONU à Gaza et de la résolution 1701 visant à stabiliser la frontière israélo-libanaise.

« En exprimant leur vive inquiétude face à l’escalade de ces dernières heures, ils ont réaffirmé qu’un conflit à l’échelle régionale n’était dans l’intérêt de personne et qu’une solution diplomatique était toujours possible », peut-on lire dans le communiqué.

Mardi soir, Giorgia Meloni a tenu une réunion d’urgence avec le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et le ministre de la Défense, Guido Crosetto, à la suite des tirs de missiles iraniens en direction d’Israël.

Le gouvernement italien a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager de renforcer le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) afin d’assurer la sécurité le long de la frontière israélo-libanaise, conformément aux résolutions actuelles des Nations unies.

La FINUL, force internationale de maintien de la paix stationnée le long de la frontière depuis 2006, compte 1 200 soldats italiens sur une force totale de 10 000 hommes — ce qui inquiète de plus en plus le gouvernement italien quant à leur sécurité.

Lors d’une audition parlementaire le 2 octobre, le ministre de la Défense, Guido Crosetto, a reconnu que la FINUL n’avait pas pleinement atteint ses objectifs, mais a tout de même souligné l’importance de la mission. Il a déclaré que l’Italie était prête à revoir sa décision concernant le déploiement de ses troupes, mais a ajouté que « la présence des soldats de l’ONU est le seul facteur essentiel qui empêche un conflit direct ».

« Si ce ne sont pas des forces de l’ONU qui se trouvent actuellement dans le sud du Liban, ce seront des soldats israéliens, et la différence est claire pour tout le monde », a-t-il poursuivi. Selon Guido Crosetto, la présence de l’Italie a été un facteur clé dans la limitation de la violence insensée dans la région.