Les dirigeants du G7 sont déjà parvenus à un consensus sur les conclusions du sommet, selon Giorgia Meloni

Les dirigeants des pays du Groupe des Sept se sont déjà mis d’accord sur les conclusions du sommet du G7 portant, entre autres sur l’aide à l’Ukraine et la situation à Gaza, a affirmé la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, à l’issue de la première journée de réunion, jeudi (13 juin).

EURACTIV Italie
G7 leaders meet for 50th summit in Borgo Egnazia
Les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis se réunissent du 13 au 15 juin 2024 dans la luxueuse station balnéaire de Borgo Egnazia, dans les Pouilles, dans le sud de l'Italie, qui assure actuellement la présidence du G7. [EPA-EFE/GIUSEPPE LAMI]

Les dirigeants des pays du Groupe des Sept se sont déjà mis d’accord sur les conclusions du sommet du G7 portant, entre autres sur l’aide à l’Ukraine et la situation à Gaza, a affirmé la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, à l’issue de la première journée de réunion, jeudi (13 juin).

Les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis se réunissent du 13 au 15 juin dans la luxueuse station balnéaire de Borgo Egnazia, dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, qui assure actuellement la présidence du G7.

« Demain soir, nous approuverons les conclusions du sommet, qui font déjà l’objet d’un consensus entre les dirigeants », a déclaré Giorgia Meloni, soulignant que l’obtention d’un tel consensus dès le premier jour était « un résultat inattendu dont [elle est] particulièrement fière ».

Ukraine et avoirs russes gelés

« Nous sommes parvenus à un accord politique pour apporter un soutien financier supplémentaire à l’Ukraine, d’un montant d’environ 50 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, par le biais d’un système de prêts », a déclaré la Première ministre italienne.

Via ce système, l’Occident pourra fournir à Kiev 50 milliards de dollars de prêts garantis par les bénéfices générés par les quelque 300 milliards de dollars d’avoirs de la Banque centrale de Russie gelés par l’UE et le G7.

Situation à Gaza

Il y a également eu une convergence d’idées sur la situation à Gaza, selon Mme Meloni.

« Nous confirmons notre soutien unanime à la proposition de cessez-le-feu des États-Unis, à la libération des otages et au soutien et à la protection de la population civile. Nous avons réitéré tous nos efforts pour éviter l’escalade », a-t-elle expliqué, ajoutant que la solution reste « la perspective de deux peuples et de deux États ».

L’avortement

Parmi les autres sujets abordés, Mme Meloni n’a pas évoqué la question de l’avortement, qui a suscité une vive controverse en Italie et menacé d’éclipser les résultats de la première journée du G7.

Selon des sources italiennes, le mot « avortement » a même été retiré du projet de conclusions final parce qu’il était considéré comme implicite.

« Lorsque quelqu’un a proposé d’aller au-delà, l’Italie a expliqué qu’elle aurait préféré un texte équilibré abordant également d’autres questions, mais compte tenu de l’heure tardive, il a été décidé de réaffirmer les engagements d’Hiroshima [concernant la question de l’avortement]. »

L’année dernière, la déclaration d’Hiroshima appelait à un engagement total en faveur de la réalisation de droits complets en matière de santé sexuelle et reproductive pour tous.

Les dirigeants du G7 avaient déclaré qu’ils s’efforceraient de « parvenir à des droits complets en matière de santé sexuelle et reproductive pour tous, y compris en abordant la question de l’accès à un avortement sûr et légal et aux soins post-avortement ».

En marge du G7, Emmanuel Macron a regretté que le terme soit absent du texte final du G7.

« Vous connaissez la position de la France, qui a inscrit le droit à l’avortement dans sa Constitution », a rappelé le président français, ajoutant qu’il n’existe pas « la même sensibilité » en Italie.

« Je le regrette, mais je le respecte parce que c’est le choix souverain du peuple [italien] », a conclu Emmanuel Macron.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]