Les États veulent un gel du budget de l’UE en 2012
Les pays de l’UE proposent une augmentation du budget de 2,02%, inflation comprise. Ce qui équivaut quasiment à le maintenir à son niveau actuel.
Les pays de l’UE proposent une augmentation du budget de 2,02%, inflation comprise. Ce qui équivaut quasiment à le maintenir à son niveau actuel.
La Commission européenne avait vu grand. En avril dernier, elle présentait ses propositions budgétaires pour l’année à venir, avec une tendance à la hausse. Coup d’audace en temps de crise économique, face aux réticences déjà déclarées de certains États européens, comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne partisans d’un gel des dépenses communautaires.
L’exécutif prévoyait une enveloppe en hausse de 4,9%, soit 132,7 milliards d’euros. Lundi 25 juillet, les États ont revu ces ambitions à la baisse en présentant leur position sur le budget. Ils proposent une enveloppe en hausse de 2,02%, soit la moitié de celle mise sur la table par la Commission.
Les estimations d’inflation en 2012 étant autour de 2%, la hausse proposée est donc quasiment nulle, équivalente à 0,02%.
Ascèse administrative
La proposition restreint également les dépenses administratives des institutions européennes. Les États, en particulier le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont à de nombreuses reprises appelé les officiels bruxellois à faire preuve de la même austérité que celle que s’impose à eux-mêmes les pouvoirs publics nationaux.
En 2011, les dépenses administratives représentaient 6% du budget total de l’Union européenne. Le Conseil de l’UE montrera l’exemple en procédant à une coupe de 5,45% de ses dépenses annuelles par rapport à l’année précédente.
Reste à savoir si ce rétropédalage sera du goût des parlementaires européens. Leur position est attendue pour le mois de novembre prochain. En cas de désaccord, une période de négociations de 3 semaines s’ouvrira à compter du 1er novembre.