Les fonds structurels au secours de la Grèce
La Commission européenne propose de redonner de l’oxygène à la croissance grecque en aidant le pays à dépenser les fonds de la politique régionale de l’UE.
La Commission européenne propose de redonner de l’oxygène à la croissance grecque en aidant le pays à dépenser les fonds de la politique régionale de l’UE.
L’Union européenne devrait accélérer le versement des fonds structurels à la Grèce pour stimuler l’économie nationale. Mais Athènes devra tout d’abord adopter son plan d’austérité, a déclaré, mardi 21 juin, le président de la Commission européenne.
Il a rappelé que le pays pouvait prétendre à « un montant significatif » de fonds européens dans le cadre de la politique structurelle de l’UE.
« Nous devrions concentrer ces fonds là où il faut (…) nous devrions trouver des moyens d’accélérer leur versement, afin que la Grèce en bénéficie maintenant”, a-t-il estimé.
15,3 milliards
Pour la période budgétaire actuelle (2007-2013), la Grèce bénéficie d’un montant total de 20,3 milliards d’euros au titre de la politique régionale. Le pays a déjà touché 4,9 milliards.
Reste 15,4 milliards à dépenser. Sur cette somme, 63% des crédits ont déjà été attribués à des projets, mais n’ont pas encore été payés.
Les fonds européens sont toujours un cofinancement. Et ils sont remboursés en fonction des factures présentés.
Pour aider les Grecs à dépenser les fonds structurels, la Commission européenne a déjà envoyé sur place l’un de ses directeurs.
Renforcer l’assistance technique
Mais bruxelles s’apprête à renforcer “l’assistance technique du pays pour aider les fonctionnaires grecs à accélérer l’absorption des fonds”, a indiqué à EURACTIV.fr Ton van Lierop porte-parole du commissaire à la politique régionale Johannes Hahn.
« Mon message aujourd’hui, c’est que si Athènes agit, l’Europe tiendra ses engagements. Il y a un plan. J’appelle tout le monde à s’y tenir », a ajouté José Manuel Barroso.
Le gouvernement grec sera soumis mardi soir à un vote de confiance, un premier test à réussir pour éviter au pays de faire défaut.
Le parlement grec se prononcera ensuite, le 28 juin, sur un nouveau plan d’austérité budgétaire, dont l’adoption est considérée par les Européens comme une condition indispensable au versement d’une nouvelle tranche d’aide de l’UE et du Fonds monétaire international.
Les économies budgétaires qui doivent être réalisées sont évaluées à 28 milliards d’euros, associées à un plan de privatisation de 50 milliards.
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